Un nouveau président en guise d'électrochoc

Simon Picard, nouveau président du Regroupement des gens... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Simon Picard, nouveau président du Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan se cherche un nouvel élan depuis quelques années et Simon Picard, gérant du Café Morgane, espère que son enthousiasme incitera les commerçants à se rapprocher de cette association en faisant connaître leurs besoins.

Le jeune homme vient d'être élu à la présidence de l'organisme. Il succède à Stéphane Béland, qui a tenu le fort pendant un an. L'assemblée générale annuelle, qui était présentée lundi soir, a donné un aperçu assez juste du principal défi du nouveau conseil d'administration, puisque seulement six personnes y ont participé.

Le RGACVS ne compte actuellement qu'une douzaine de membres en règle. M. Béland avait détecté ce manque d'intérêt au cours de la dernière année, mais son successeur veut renverser cette indifférence.

«On veut se restructurer, aller chercher des membres évidemment», commente M. Picard. «C'est notre plus gros objectif. Plutôt qu'organiser simplement des activités, il faut savoir ce qu'on peut offrir directement aux commerçants. Culture Shawinigan organise déjà des activités pour attirer les gens au centre-ville. Nous, on doit savoir ce qu'on peut faire pour le commerçant.»

«Je pense que nous sommes capables d'aller chercher entre 50 et 60 membres», avance le nouveau président. «En étant plus jeune, je vais essayer des choses. Les commerçants ont peut-être besoin d'un renouveau. Les gens me connaissent moins, alors de nouvelles idées, de nouveaux angles pourraient attirer leur attention.»

M. Picard aimerait que la communauté d'affaires développe plus d'entraide au centre-ville.

«Il faut aller chercher un sentiment de solidarité chez les commerçants», avance-t-il. «J'ai parfois l'impression qu'il y a de la compétition qui se fait. Il faut plutôt avoir de l'entraide entre nous. C'est ce qu'on doit améliorer. Il faut se parler entre commerçants.»

Bachelier en administration des affaires et marketing à l'Université du Québec à Trois-Rivières, M. Picard souhaite puiser dans sa formation l'inspiration pour relancer le mouvement. Il gère le Café Morgane de Shawinigan depuis décembre 2014.

Le conseil d'administration du RGACVS a subi une importante modification, puisque quatre des sept membres ont cédé leur place. Outre M. Béland, Alain Garceau et Franck Chaumanet n'ont pas sollicité de nouveau mandat, tandis que Marie-Ève Lavergne ne pouvait être éligible à la suite de la fermeture de sa boutique, Design Mi.

Pour le moment, M. Picard sera appuyé par Jimmy Sanscartier (vice-président), Guy Beaudoin (secrétaire-trésorier) et Josée Rivard (administratrice). Il reste donc trois postes à pourvoir.

Enjeux

M. Picard considère que le résultat des travaux d'embellissement au centre-ville de Shawinigan, réalisés en 2015, constitue toujours un atout à exploiter.

«Ça a fait beaucoup de bien et avec de nouvelles entreprises, ça apporte un vent de jeunesse au centre-ville. Au Café Morgane, nous avons vraiment beaucoup d'étudiants et ça amène des soirées dynamiques. Ça pourrait suggérer une approche différente pour les autres commerces.»

M. Picard s'attend à ce que des activités spéciales organisées à Noël ou à l'Halloween soient maintenues.

Il aimerait également souligner l'ouverture des terrasses au printemps, un rendez-vous qui n'avait pas levé en 2016.

«Nous avions vu trop grand», confie-t-il. «On va essayer de travailler ça sous un autre angle.» Le RGACVS possède les moyens de ses ambitions, puisqu'il peut compter sur une excellente santé financière.

Le retour du stationnement payant au centre-ville se retrouvera encore dans les discussions en 2017.

Depuis la fin des travaux, on s'attend à ce que la Ville de Shawinigan procède à l'installation des horodateurs, mais le projet est continuellement repoussé. Présentement, les automobilistes peuvent se stationner sans frais pendant deux heures. Passé ce délai, des constats d'infraction peuvent être donnés.

«Personnellement, je n'imposerais pas des stationnements payants sur la 5e au complet», avance M. Picard. «Dans les restaurants ou les cafés, les gens aiment parfois prendre plus de deux heures. Par contre, ça pourrait éviter aux employés de se stationner sur la 5e. Je suis d'accord pour faire payer, mais pas partout.»

À la Ville de Shawinigan, Véronique Gagnon-Piquès, agente aux communications, mentionne que pour le moment, rien n'est prévu en 2017 en ce qui concerne l'installation des horodateurs au centre-ville.




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