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Exploitation des barrages sur le Saint-Maurice: un «enjeu capital» pour La Tuque 

Hydro-Québec avait rapidement et complètement fermé la porte... (Archives Le Nouvelliste)

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Hydro-Québec avait rapidement et complètement fermé la porte lorsque le conseiller Claude Gagnon avait effleuré la question des redevances au début du mois de janvier.

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(La Tuque) Claude Gagnon avait fait connaître dernièrement ses intentions d'entreprendre et de piloter un dossier afin qu'Hydro-Québec verse des redevances à La Tuque pour l'exploitation des barrages sur la rivière Saint-Maurice.

Le conseiller municipal s'est ravisé et parle désormais de demander un fonds de développement régional «sur nos richesses naturelles et particulièrement sur notre richesse hydroélectrique produite par les neuf barrages de notre belle rivière».

Il a fait part de ses intentions lors de la dernière réunion du conseil de ville. Cependant, aucun projet n'a encore été proposé.

«Je suis en phase de bâtir l'argumentaire essentiel, avec une très bonne équipe de recherche et nous prendrons le temps nécessaire pour étayer nos arguments. L'enjeu est capital pour l'économie de notre ville. Il faut de nouvelles sources de revenus et je me battrai pour réussir avec le support de tous», a-t-il souligné.

«La rivière Saint-Maurice est la seule au sud du 50e parallèle à être exploitée à son maximum et ceci à un coût d'opération des plus bas. [...] Il faut travailler pour nos revenus autonomes, ceci veut dire pas de hausse de taxes, mais bien aller chercher ce qui nous revient de droit, notre richesse hydroélectrique.»

Claude Gagnon a d'ailleurs mentionné qu'il avait reçu beaucoup d'appuis dans ses démarches.

«Mon projet a fait réagir positivement plusieurs d'entre vous, citoyens du Haut Saint-Maurice et aussi de la basse Mauricie. J'ai reçu des appuis d'élus de différents niveaux, des fois tacites, mais je peux comprendre», a-t-il mentionné.

Le conseiller municipal du secteur de La Croche a lancé une invitation aux élus autochtones afin qu'ils se positionnent à leur tour.

«Je demanderais aussi l'appui des représentants du peuple des Premières Nations qui eux ont été plus affectés que nous sous différents aspects [...] De la part de la société d'État, c'est autre chose, mais je comprends. Ce n'est pas la première fois que cette démarche est faite et n'a jamais abouti. Cela agace.»

Il faut dire qu'Hydro-Québec avait rapidement et complètement fermé la porte lorsqu'il avait effleuré la question des redevances au début du mois de janvier.

«La Loi ne nous permet pas de faire profiter une collectivité de redevances», avait alors mentionné Élisabeth Gladu, conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec chez Hydro-Québec.

Cette dernière a confirmé au Nouvelliste par contre que la société d'État demeurait ouverte en tout temps à rencontrer la Ville afin de bien comprendre leurs besoins et pour discuter des retombées positives associées à la présence des installations d'Hydro-Québec en Mauricie. 

Cette fois-ci, c'est plutôt au gouvernement du Québec que seront adressées les demandes de Claude Gagnon lorsque le projet sera complété et présenté au conseil municipal.

«Ce sont eux qui décident ultimement. C'est le gouvernement le gérant d'estrade d'Hydro-Québec. [...] Ça implique les barrages hydroélectriques et c'est Hydro-Québec qui les opère, mais c'est le gouvernement qui est visé depuis le début. C'est le gouvernement qui fait les règlements et les lois», note le conseiller municipal.

Claude Gagnon insiste sur ce projet pour aller chercher de nouveaux revenus. Il a mentionné que la situation était inquiétante, mais il refuse d'être alarmiste.

«La Ville fait face actuellement à un manque à gagner sérieux dû au pacte fiscal présent et futur. Malgré une diminution de personnel de près de 10 %, de réorganisation à plusieurs niveaux, de coupures ici et là, nous ne pouvons plus couper, car ce serait dans les services de base», a-t-il souligné.

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, lui donne son appui également dans ses démarches.

«C'est lui qui veut ça, je ne lui ai pas ordonné de le faire. Il l'a fait de son propre chef. Il y a certainement des choses qu'on peut aller chercher et c'est certain que je vais l'appuyer», a-t-il affirmé.




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