Réparation de votre automobile: pour éviter les surprises

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La Loi sur la protection du consommateur (LPC) renferme un chapitre spécifiquement consacré aux règles et exigences minimales en matière de réparation automobile.

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Gary Frost

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur.

Le Nouvelliste

CHRONIQUE / Alors que vos finances personnelles sont peut-être encore en convalescence après une période des Fêtes par trop festive, le bruit inhabituel que vous percevez depuis deux jours sur votre automobile pourrait bien accroître vos inquiétudes financières et chasser de votre esprit toute envie d'escapade vers le sud que la froidure ambiante pourrait avoir suscité.

Le coût des pièces et de main-d'oeuvre sont tels que le fait de confier son automobile à un atelier de réparation n'est pas anodin et peut entraîner des déboursés considérables.

La Loi sur la protection du consommateur (LPC) renferme d'ailleurs un chapitre spécifiquement consacré aux règles et exigences minimales en matière de réparation automobile.

Les règles du jeu qui s'appliquent dans ce domaine sont méconnues des consommateurs et peut-être même parfois des commerçants. Dans ce contexte, il vaut mieux en connaitre les principaux rudiments pour éviter les mauvaises surprises.

L'évaluation écrite, une obligation

Pour toute réparation de plus de 100 $, la LPC exige du réparateur qu'il vous fournisse une évaluation écrite. Il doit y inscrire la description de la réparation à effectuer et une évaluation du coût. Cette évaluation doit être faite avant de procéder à la réparation et elle doit contenir les indications suivantes: 

• les noms et adresses du client et du commerçant ; 

• la description du véhicule (marque, modèle et numéro d'immatriculation) ; 

• la nature de la réparation ; 

• les pièces à poser en spécifiant s'il s'agit de pièces neuves, usagées ou remises à neuf, ainsi que leur prix ; 

• la date et la durée de validité de l'évaluation. 

Le défaut du réparateur de fournir au consommateur une évaluation écrite préalablement à la réparation constitue une infraction à la LPC et expose ce dernier à des recours du consommateur qui varient selon les circonstances.

Réparations non prévues

À partir du moment où le consommateur donne son consentement, le contrat ne peut être modifié sans le consentement de celui-ci. Si, par exemple, le réparateur, pendant qu'il exécute les réparations prévues à l'évaluation, découvre une autre défectuosité, il doit communiquer avec le consommateur au préalable pour obtenir son consentement et consigner le tout par écrit.

Garantie obligatoire

La LPC établit également une garantie minimale obligatoire de 3 mois ou de 5000 km pour la réparation d'une automobile. Cette garantie couvre les pièces et les coûts de la main-d'oeuvre ainsi que les frais raisonnables de remorquage. Bien sûr, et la pratique n'est pas exceptionnelle, le réparateur peut vous accorder une garantie dont la durée est supérieure aux exigences minimales de la LPC. 

Sachez par ailleurs que les pièces installées par le réparateur sur votre automobile sont couvertes également par les garanties générales de bon fonctionnement et de durabilité raisonnable prévues à la LPC. Même si la garantie de réparation obligatoire de 3 mois ou de 5 000 km sur la réparation est échue, vous pourriez invoquer ces garanties en cas de défectuosité prématurée d'une pièce installée sur votre automobile. 

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur

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