Décret de Trump sur l'immigration: 97 entreprises s'y opposent

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Associated Press

Apple, Google et plus de 90 autres entreprises ont exprimé devant les tribunaux leur opposition au décret sur l'immigration du président Donald Trump, qualifiant la mesure temporaire d'inconstitutionnelle, «antiaméricaine» et mauvaise pour l'économie.

Les entreprises ont déposé des documents en cour, dimanche, en appui aux poursuites des États de Washington et du Minnesota qui contestent l'interdiction pour les réfugiés et les ressortissants de sept pays à majorité musulmane d'entrer aux États-Unis.

Selon Donald Trump, le décret du 27 janvier est nécessaire afin d'empêcher les «islamistes terroristes radicaux» de se rendre aux États-Unis.

Lundi, la Maison-Blanche n'avait toujours pas répondu à une demande d'entrevue à ce sujet.

Les 97 entreprises appartiennent surtout à l'industrie technologique, comme les géants des médias sociaux Facebook et Twitter. Des sociétés d'autres secteurs participent également, notamment le fabricant de yogourt Chobani et le détaillant de jeans Levi Strauss & Co.

Voici certaines des raisons pour lesquelles ils s'opposent à l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) et pour les réfugiés:

«Ça nuit à l'économie des États-Unis»

Les immigrants éviteront les États-Unis et veulent travailler dans les pays où «leur statut d'immigrant ne sera pas soudainement révoqué», ont affirmé les entreprises. Selon elles, les grandes entreprises risquent beaucoup plus de déplacer leurs employés à l'étranger ou de faire des investissements à l'extérieur des États-Unis.

«Ultimement, les travailleurs américains et l'économie en souffriront», ont déclaré les entreprises.

«Ça nuit aux entreprises»

L'interdiction migratoire rend difficile le «recrutement, l'embauche et la rétention des meilleurs employés au monde», selon les documents déposés en cour.

Les sociétés arguent également que le décret perturbe les opérations quotidiennes, car il est maintenant difficile d'envoyer des employés à des réunions et à des conférences à l'étranger en ne sachant pas s'ils pourront revenir aux États-Unis.

«C'est illégal»

Les entreprises font valoir que le décret viole les lois sur l'immigration et la Constitution des États-Unis parce qu'il interdit aux gens d'entrer en fonction de leur lieu d'origine.

«L'entrepreneuriat sera affaibli»

Selon les documents soumis à la cour, 200 des 500 entreprises qui se retrouvent sur la liste des plus grandes sociétés américaines du magazine «Fortune» ont été fondées par des immigrants ou par des enfants d'immigrants.

Cela inclut le fabricant de téléphones Apple et le moteur de recherche Google, qui se sont joints à la poursuite.

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