Drysnake passe en mode séduction

Jean-François Vézina et Stéphane Elliott de Drysnake ont... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Jean-François Vézina et Stéphane Elliott de Drysnake ont plusieurs idées afin de faire connaître les produits qu'ils offrent. Depuis 2014, environ 2000 sacs de sport ont été vendus, surtout pour le hockey.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) David Desharnais, Mathieu Perreault et Mark Barberio l'ont tous déjà adopté: pendant la saison estivale, ces joueurs de la Ligue nationale de hockey utilisent un sac de sport de la compagnie Drysnake, à leur retour dans le vestiaire au terme de leurs entraînements sur la patinoire.

Mais les dirigeants de l'entreprise ayant pignon sur rue à Trois-Rivières en veulent plus. Cette année, leur mission première vise à placer leurs produits sur les tablettes des détaillants et mettre sur pied une véritable production de masse.

Depuis 2014, les actionnaires Jean-François Vézina et Pierrot Lebel ont vendu près de 2000 sacs, la plupart destinés pour les adeptes de hockey, le reste de la production étant divisée dans d'autres sports.

Drysnake mise sur des clients un peu partout au Québec, mais également au Canada anglais, aux États-Unis ainsi qu'en Europe. Les sacs de la compagnie trifluvienne sont dotés d'un système de ventilation pour éliminer les mauvaises odeurs. Ils se vendent entre 200 et 250 $ puisqu'il existe désormais deux types de format.

«On a doublé notre production chaque année depuis trois ans et nous voulons maintenir ce rythme pour 2017», expose M. Vézina, qui ne cache pas son optimisme face à l'atteinte de cet objectif.

«Nous sommes rendus au point où il faut aller chercher le monde, les séduire. Ça nous prend une meilleure présence sur les réseaux sociaux et chez les commerçants. On est très près d'y parvenir, car une fois qu'on gagne un client, on ne le perd pas. Le taux de satisfaction est très élevé.»

Vrai que l'entreprise, dont le produit est breveté, a fait des pas de géant depuis ses premiers balbutiements au début de la décennie. Son déménagement de Soresto vers un local plus grand de la rue des Érables, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, a permis à Jean-François Vézina et Pierrot Lebel d'optimiser la production. Les deux hommes d'affaires ont aussi été en mesure de créer un réseau de contacts et une clientèle fidèle. 

Une équipe de hockey mineur de l'Alberta a acheté des sacs pour tous ses joueurs récemment. L'entraîneur-chef des Patriotes de l'UQTR, Marc-Étienne Hubert, attend quant à lui la livraison de son premier sac aux couleurs de l'équipe qu'il dirige.

«L'une des prochaines étapes vise à établir les idées de marketing. Parce que dès qu'il y aura un flot du côté des ventes, on engagera nos premiers employés», mentionne M. Vézina, qui bénéficie de l'appui de plusieurs de ses proches dans l'aventure.

Lui et M. Lebel travaillent aussi avec deux nouveaux partenaires depuis quelque temps. Stéphane Elliott et Caroline Morasse ont rejoint la petite équipe afin de plancher sur les projets à venir. Les soirs de semaine et les week-ends sont passablement occupés, mais le progrès est perceptible.

«Drysnake commence à prendre de l'expansion. Si on déniche un fournisseur de sac au Québec pour nous concentrer sur l'assemblage, on sera en voiture. Car chez nous, tout est fabriqué au Canada. On conçoit tout, de A à Z. Même la couture.»

De retour aux Dragons?

À l'instar de plusieurs autres entrepreneurs, la présence de Drysnake à l'émission Dans l'oeil du dragon de Radio-Canada en mars 2015 a offert un solide coup de main aux deux actionnaires en termes de visibilité. Leur présence dans les médias s'est toutefois estompée au cours de la dernière année. «On sent que cela a eu un impact, confesse M. Vézina. Nous retirons des leçons de ça.»

Les Dragons ont d'ailleurs contacté les propriétaires de Drysnake pour leur offrir une deuxième chance de se faire valoir sur leur plateau. À l'époque, les cinq têtes d'affiche de l'émission avaient refusé la proposition des deux Trifluviens, qui demandaient 100 000 $ pour 10 % de leur compagnie. «Nous avons répondu à leur demande un peu trop tard pour cette saison-ci. Peut-être l'an prochain, qui sait...»

Diversifier l'offre

Jean-François Vézina l'avoue, il a croisé de nombreux sceptiques depuis qu'il commercialise le Drysnake. Il réussit toutefois à les confondre. «Nous avons conçu un sac pour les participants du Red Bull Crashed Ice. Guillaume Bouvet-Morrissette en utilise un sur le circuit, Myriam Trépanier aussi.»

Les entrepreneurs travaillent présentement sur la conception d'une poche de hockey pour les gardiens de but. Ils ont aussi tenté une percée dans l'univers en croissance du dekhockey. Une cinquantaine de sacs ont été vendus.

«Ça peut être pratique lors des tournois au dek, mais sinon, les joueurs arrivent pratiquement avec leur équipement sur le dos. C'est moins concluant que pour le hockey.»

Le taekwondo et la plongée sous-marine sont aussi des disciplines qui intéressent le groupe. «On vend déjà pour le taekwondo et pour la plongée sous-marine, le sac est développé.»

Une percée dans la LNH?

Une autre opportunité pourrait s'offrir aux dirigeants de Drysnake: les officiels de la LNH. «J'ai discuté avec l'arbitre de Trois-Rivières Éric Furlatt et il souhaite qu'on se rencontre pour en jaser. Il serait prêt à m'aider pour vendre les sacs. Pour leur prochaine convention collective, ce serait super de percer ce marché.»

Les membres de l'équipe canadienne de hockey sur luge figurent aussi dans le rétroviseur de Jean-François Vézina. «On a créé une poche avec poignée pour que les joueurs soient en mesure de l'attacher à leur fauteuil roulant. Des idées, on n'en manque pas! C'est pourquoi il faut passer à une autre étape sur le plan du marketing et des ventes.»

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