Le port de Trois-Rivières reçoit son premier navire

L'ingénieur en chef, Delfin Mendoza De Chavez, et... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'ingénieur en chef, Delfin Mendoza De Chavez, et le capitaine du Sunda, Giannis Sevastou, ont reçu une oeuvre de Caroline St-Pierre des mains des dirigeants du port, Gaétan Boivin et Cléo Marchand.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Malgré la température glaciale qui se faisait particulièrement sentir près du fleuve Saint-Laurent, c'est plutôt dans la chaleur du Sunda qu'a eu lieu lundi la traditionnelle cérémonie soulignant l'arrivée du premier navire de l'année au port de Trois-Rivières.

«Ce n'est pas à chaque année qu'on a l'opportunité de monter à bord», a d'ailleurs lancé le président-directeur général de l'Administration portuaire de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, signalant au passage la propreté des lieux.

Le Sunda fut donc le premier navire océanique en provenance d'un port étranger à accoster au port trifluvien en 2017. Il a atteint le port le dimanche 8 janvier à 18 h 51 après une traversée de 11 jours sur l'Atlantique, et ce, sans escale. Il avait quitté le port de Bilbao en Espagne le 28 décembre 2016. Et jeudi, il repartira en direction de l'Algérie.

Lors de cette 51e cérémonie soulignant l'arrivée du premier navire de l'année au port de Trois-Rivières, le capitaine Giannis Sevastou et le chef ingénieur du navire, Delfin Mendoza De Chavez ont reçu une giclée du tableau À bon port, une oeuvre de Caroline St-Pierre, artiste-peintre de la Mauricie. «On aime que l'art mauricien navigue sur les mers du monde», a commenté M. Boivin.

Pour sa part, le président du conseil d'administration de l'Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR), Cléo Marchand, a avoué que les installations trifluviennes avaient déjà reçu trois autres navires depuis le 1er janvier.

«Quelques bateaux ont accosté au port, mais aucun d'entre eux ne se qualifiait pour remporter le titre. En effet, il doit s'agir d'un navire océanique en provenance d'un port étranger, il doit avoir effectué sa traversée sans avoir fait d'escale avant d'arriver à Trois-Rivières et il doit venir effectuer une opération de chargement ou de déchargement au port», a-t-il précisé.

Le Sunda bat pavillon Libérien. Il est opéré par Seastar Shipmanagement et affrété par Canfornav Lté. Pendant son séjour à Trois-Rivières, il est représenté par les Agences océaniques du Bas St-Laurent alors que le chargement de la cargaison est assuré par G3. 

Le Sunda et sa vingtaine de membres d'équipage de nationalités grecque et philippine sont à Trois-Rivières afin de charger 26 000 tonnes métriques de grain canadien. Le navire restera amarré à la section 16 pour environ trois jours. Construit en 2010, ce navire vraquier de 186 mètres de longueur et de 23,75 mètres de largeur, a une capacité de charge de 29 800 tonnes métriques.

«Les équipages accomplissent des exploits en naviguant sur le fleuve Saint-Laurent pendant l'hiver, même si les navires sont équipés en conséquence», fait remarquer M. Boivin. Les navires possèdent notamment une coque renforcée, un moteur adapté qui permet de réchauffer l'eau utilisée par le système de refroidissement du moteur (afin d'éviter la formation de glace) et sont dotés de systèmes de navigation performants, tels que des radars détectant la présence des glaces. Ils doivent également alléger leur cargaison.

En 2016, c'est le navire Anette, opéré et affrété par MST Mineralien Schiffahrt Gmbh et battant aussi pavillon Libérien, qui fut le premier navire étranger à atteindre, sans escale, le port de Trois-Rivières le 6 janvier.

Construit en 2003, ce navire vraquier de 179 mètres de longueur et de 23 mètres de largeur avait une capacité de charge de 25 568 tonnes métriques. En provenance du port de Vila do Conde, situé au Brésil, le Anette et son équipage de nationalités slovaque, tchèque, ukrainienne et croate, assuraient la livraison d'une cargaison de 11 206 tonnes métriques de glaise liquide. 

Bien que la cérémonie du navire de l'année ait été tenue pour la première fois en 1966, la navigation hivernale jusqu'à Trois-Rivières a débuté avec l'arrivée du Maplebranch, le 18 février 1961. C'était le premier navire à remonter le fleuve en amont de Québec en hiver.

Il s'agissait d'un événement tellement digne de mention que Le Nouvelliste s'était empressé de le souligner, en première page, en le qualifiant «d'exploit extraordinaire» après avoir déclaré «Le Maplebranch, en train d'écrire une page d'histoire de la navigation d'hiver».

Il faut se rappeler que peu de gens croyaient en la navigation hivernale sur le Saint-Laurent. On la pensait soit impossible soit trop coûteuse. Mais l'introduction des brise-glace et des navires adaptés à cette navigation, de même que l'implication des pilotes et le développement de nouvelles technologies de navigation, ont rendu cette activité possible. Aujourd'hui, une part importante du trafic est réalisée l'hiver.

En fait, à Trois-Rivières, le trafic demeure constant toute l'année. On serait porté à croire que la navigation en hiver est devenue banale, mais, dit-on, ce serait oublier les nombreux acteurs du système fluvial dont les efforts rendent possible la navigation hivernale. 

En ce qui concerne le port de Bécancour, le premier navire de l'année est arrivé le 3 janvier dernier. Battant pavillon des îles Marshall, il s'agissait du M/V Federal Trident.

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