Terres contaminées: la Société du parc acheteuse des propriétés

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.... (Photo: François Gervais)

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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) La Société du parc industriel et portuaire de Bécancour est disposée à acheter les propriétés du Chemin Louis-Riel situées à proximité des fameuses terres contaminées. Son président-directeur général, Maurice Richard, a confirmé cette intention au Nouvelliste alors qu'une firme professionnelle d'évaluation sera mandatée en ce sens.

Les résultats de cette expertise seront ensuite combinés à l'évaluation municipale pour présenter une éventuelle offre d'achat aux propriétaires concernés. Dans le cas d'un refus, ce sera le statu quo.

Il y a deux ans, dans un autre secteur du parc, la Société avait profité de la mise en vente d'une résidence, également au sud de l'autoroute 30, pour s'en porter acquéreur et la démolir. À cet endroit, on y retrouve encore d'autres propriétés. Or, ce territoire avait été convoité par Rio Tinto Alcan qui voulait y construire une usine de pigment de titane au coût de quatre milliards de dollars. Le géant de la métallurgie y aura finalement renoncé en 2013.

«C'est un beau geste à poser de la part de la Société du parc d'avoir une préoccupation humaine dans cette histoire-là. Ces résidences sont dans le rayon du parc industriel de toute façon. C'est logique», a commenté le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Par ailleurs, même si la gestion du dossier des terres contaminées relève du gouvernement, la Société du parc entend installer des caméras de surveillance sur le site controversé. 

En décembre, la sous-ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Marie-Renée Roy, avait fait le point avec des représentants de la Santé publique, de la Ville de Bécancour et de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Celle-ci avait profité de l'occasion pour leur «partager verbalement» le plan d'action du ministre David Heurtel et qui comporte des volets d'enquête, de gestion du site, de surveillance des eaux, de restauration du site et de communication. 

On sait que l'affaire des terres contaminées n'est plus sous la supervision de la Direction régionale du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). C'est Mme Roy qui avait hérité du dossier du site d'enfouissement de matières résiduelles à Bécancour. De plus, le ministre Heurtel a confié un mandat d'enquête sur la gestion du dossier à la Direction de la vérification interne et des enquêtes administratives du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

«Compte tenu de la situation et des préoccupations soulevées, il est important de faire la lumière sur ce dossier. C'est pourquoi j'ai demandé à ce qu'il y ait une enquête sur les informations véhiculées et la gestion du dossier. Les conclusions de l'enquête seront rendues publiques. De plus, la sous-ministre a mis en place un plan d'action dans le but de clarifier la situation, de maintenir le lien de confiance et de rassurer la population. Notre priorité est et sera toujours de s'assurer de la santé et de la sécurité de la population ainsi que de la protection de l'environnement», avait déclaré le ministre Heurtel.

Le volet de gestion du site du plan d'action prévoit que le MDDELCC prenne le site en charge et pose les actions requises. Il a sécurisé les lieux en exerçant notamment la surveillance nécessaire et une clôture fut installée pour en restreindre l'accès. Le MDDELCC procédera également à une surveillance continue et intensifiée de la qualité de l'eau potable, laquelle sera évaluée plus souvent et sur un territoire plus étendu. Il en sera de même pour les eaux souterraines et les eaux de surface. Les résultats de toutes ces analyses seront rendus publics.

En matière de restauration du site, une solution permanente pour restaurer le site et faire cesser les rejets de contaminants dans la nappe phréatique est recherchée. Enfin, un protocole de communication efficace sera défini afin que la population, le MDDELCC, la municipalité, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour et la Direction de la santé publique puissent suivre l'avancement des interventions.

Finalement, malgré l'existence d'un répertoire des dépôts de sols et de résidus industriels pour le territoire de Bécancour, un exercice de caractérisation «plus sérieux», au dire du maire Jean-Guy Dubois, sera mené en tenant compte, entre autres, du niveau de contamination, de la population, du ruissellement et de la nappe phréatique.

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