L'élan de la mondialisation pourrait ralentir en 2017

Donald Trump... (Archives AFP, DON EMMERT)

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Associated Press
Londres

La mondialisation, voie empruntée à une vitesse accélérée à travers le monde depuis des dizaines d'années, a subi quelques coups durs en 2016.

L'élection de Donald Trump à la présidence américaine et la décision par référendum au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne ont suscité des questions sur l'avenir du commerce sans barrières tarifaires et sur le transfert de productions dans des pays à moindres coûts.

Les frontières retrouvent leurs lettres de noblesse. Le nationalisme économique est récompensé politiquement.

L'ascension de Donald Trump et la victoire du Brexit ont trouvé leur source dans la crise financière mondiale de 2008. Huit ans plus tard, l'économie mondiale ne s'est pas encore tout à fait remise de la confiance ébranlée - des gens sont anxieux, d'autres sont en colère, et plusieurs recherchent des solutions nouvelles à leurs problèmes. L'an prochain, l'incertitude demeure avec les élections prévues en France et en Allemagne.

Le choc du Brexit

Dans un premier signal de bouleversements de l'économie mondiale, le Royaume-Uni a voté pour une sortie de l'Union européenne par référendum en juin. La décision en a surpris plus d'un - assurément les preneurs de livres et bon nombre de sondeurs qui avaient accordé à plusieurs reprises la victoire au «maintien» - et a signifié que le Royaume-Uni devait se redéfinir après 43 ans au sein de l'UE.

David Cameron a démissionné comme premier ministre après le vote, et le nouveau gouvernement conservateur dirigé par Theresa May prévoit enclencher le processus formel de sortie de l'UE au début de 2017.

Le Brexit pourrait prendre plusieurs formes, allant d'un divorce complet qui pourrait faire grimper les tarifs sur les biens et les services, à une sortie plus à l'amiable qui verrait le maintien de plusieurs arrangements commerciaux courants.

La chute de la livre sterling à un creux de 31 ans sous les 1,20 $ à un certain moment témoigne de cette incertitude.

La carte Trump

Les sondeurs et les preneurs de livres se sont fourvoyés de nouveau quelques mois plus tard, lorsque Donald Trump a défait Hillary Clinton à l'élection présidentielle américaine. L'éventuelle concrétisation de son discours protectionniste après son inauguration en janvier pourrait forger l'économie mondiale à tout le moins pour les quatre prochaines années.

M. Trump s'en est pris aux accords de libre-échange de longue date, incluant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), a promis de punir la Chine pour des pratiques jugées inéquitables et de taxer les sociétés américaines qui transfèrent des emplois outremer. Il a aussi établi des plans pour refonder les infrastructures vieillissantes aux États-Unis, de nouvelles dépenses qui pourraient créer des emplois - mais qui pourraient aussi jeter les bases d'une plus forte inflation.

Les indices boursiers à des sommets

La victoire de Donald Trump n'a pas trop ébranlé la reprise sur les marchés boursiers largement en place depuis 2009, lorsque l'économie mondiale a commencé à se sortir de sa plus profonde récession depuis la Deuxième Guerre mondiale.

En fait, le Dow Jones et le S&P 500 ont repris du mieux et ont atteint une série de sommets records. Les actions ont aussi profité d'une série de transactions commerciales majeures en 2016 - les dirigeants d'entreprises voyant les prises de contrôle comme une façon rapide de générer de la croissance pour leur compagnie dans un contexte de faible croissance de l'économie mondiale perturbée par le besoin incessant d'innovations technologiques.

Méfiance à l'égard des élites

L'une des principales raisons pour lesquelles l'opinion publique s'est tournée contre les gouvernements en place est la méfiance croissante envers les élites. Sans doute l'une des illustrations les plus éloquentes est celle des «Panama Papers», cette fuite de détails sur les transactions outremer de riches individus qui a semblé donner un élan nouveau aux politiciens pour s'attaquer à l'évitement fiscal.

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