Parc industriel de Bécancour: «c'est le bilan du gouvernement»

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Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, aurait aimé entendre des annonces d'investissements dans le parc industriel de Bécancour en 2016.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Le bilan du parc industriel de Bécancour, c'est le bilan du gouvernement du Québec. Et si le gouvernement du Québec n'est pas capable de le remplir, c'est qu'il a une mauvaise stratégie industrielle». Voilà le constat du député caquiste Donald Martel qui se désole des faibles résultats observés chez ce seul parc relevant de l'État.

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Donald Martel

François Gervais, Le Nouvelliste

Selon les chiffres qu'il a répertoriés, le bilan des grands projets autour du parc industriel de Bécancour au cours des dix dernières années est le suivant: des investissements de 200 millions $ au lieu des 12 milliards $ annoncés et la création de 200 emplois contrairement aux 2700 projetés. Résultat: une perte nette de 1100 emplois. Dans son relevé tiré de sources médiatiques, on retrouve évidemment les grands dossiers tels que Stolt LNGaz et IFFCO qui tardent à voir le jour, mais également la fermeture de Norsk Hydro et Gentilly-2.

«J'aurais aimé entendre des annonces d'investissements dans le parc industriel de Bécancour en 2016. Avec tous les projets qui mijotent depuis plusieurs années et en tenant compte de l'excellente qualité des infrastructures du parc, c'est vraiment décevant de constater qu'aucun des projets majeurs dont nous parlons depuis des années ne s'est réalisé», a-t-il déploré en dressant le bilan économique de la dernière année dans sa circonscription de Nicolet-Bécancour.

Celui-ci dit regretter que le développement économique ne soit pas devenu une obsession au sein du gouvernement du Québec. 

«La bureaucratie, les délais interminables et les obstacles administratifs et réglementaires sont autant de raisons qui démotivent les investisseurs. Quand ils arrivent ici, il faudrait les accompagner à tous les instants et être plus efficaces, notamment en diminuant les délais qui finissent par décourager les gens. Or ce n'est pas ce que le gouvernement fait. Le manque de leadership, de vision et de proactivité est évident», affirme le député de la CAQ.

Ce dernier ne veut aucunement blâmer pour autant la direction actuelle de la Société du parc industriel pour ces «mauvais résultats». À son avis, les dirigeants de la Société identifient des occasions d'affaires, mais, dit-il, «c'est le gouvernement qui ne fait pas ce qu'il faut pour les amener à terme».

«Au fil des campagnes électorales, les promesses ont donc abondé, mais les résultats se font toujours attendre. Alors que le parc industriel et portuaire de Bécancour est reconnu comme l'un des mieux positionnés et l'un des mieux équipés au Canada, il ne réussit pas à générer les investissements ni les emplois suffisants pour redonner à la région le nouvel élan dont elle a besoin», soutient-il.

Par ailleurs, le député caquiste trouve que «le marché a le dos large» dans les explications du gouvernement libéral alors qu'il faudrait plutôt alléger la bureaucratie pour faciliter la vie aux promoteurs.

Finalement, Donald Martel croit que l'objectif de relever l'économie régionale doit se réaliser en appuyant de grands projets industriels structurants, mais aussi en mettant en place des conditions favorisant l'essor de nos PME. «Le Fonds de diversification économique devait à cet égard jouer un rôle de premier plan», conclut-il.

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