Visite du temps des Fêtes: une manne pour Trois-Rivières

Le professeur au Département d'études en loisir, culture... (Stéphane Lessard)

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Le professeur au Département d'études en loisir, culture et tourisme à l'UQTR, François de Grandpré.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Pour plusieurs, la période des Fêtes est synonyme de rencontres entre amis et de rassemblements de famille provenant d'un peu partout au Québec. Ces visites constituent d'ailleurs une véritable manne pour l'industrie touristique et l'économie de Trois-Rivières.

C'est le constat que fait le professeur au département d'études en loisir, culture et tourisme à l'UQTR, François de Grandpré. Ce dernier en vient à cette conclusion notamment en raison d'une étude de Statistique Canada datant de 2014 qui indique que 76 % des personnes provenant d'ailleurs au Québec qui visitent Trois-Rivières résident chez des parents ou des amis. Cette donnée est plus élevée que la moyenne québécoise, qui se situe autour de 50 %.

«Contrairement à ce qu'on peut penser, les voyages de parents et d'amis génèrent énormément d'argent. Ils sont très nombreux et c'est pour ça qu'on a décidé de les étudier car il y a très peu d'études sur le sujet», explique le professeur de Grandpré.

Ce dernier a notamment été en mesure de constater dans ses travaux qu'il existe plusieurs mythes relativement au comportement de ce type de voyageurs. Ses lectures lui ont permis de découvrir que mis à part l'hébergement, ils dépensent autant sinon plus que les voyageurs qui débarquent à l'hôtel.

«On oublie également de prendre en considération les dépenses de ceux qui reçoivent. Dans les focus groups que l'on a faits avec les gens de Trois-Rivières, ils nous disaient qu'ils profitaient de la venue de la visite pour se gâter et essayer de nouvelles affaires. Tout ça génère des dépenses additionnelles. Même si c'est de l'argent dépensé par des gens de la place, ce sont des dépenses attribuables au fait de recevoir des gens de l'extérieur», précise M. de Grandpré.

Autre constat: les gens qui accueillent des visiteurs chez eux ne sont pas nécessairement portés à rester à la maison au lieu de visiter les attraits touristiques et fréquenter des restaurants ou d'autres types d'établissements.

«Ce que l'on observe, tout comme d'autres études, c'est que les gens sont loin d'être casaniers lorsqu'ils reçoivent. Je ne peux pas en faire la démonstration quantitative, mais je suis pas mal certain que les gens qui reçoivent sont plus actifs que ceux qui ne reçoivent pas. Ils en profitent souvent pour faire des activités particulières», poursuit-il.

Les chiffres de Statistique Canada sont d'ailleurs peut-être sous-estimés selon le professeur de Grandpré car il peut arriver que des gens venant visiter des proches à Trois-Rivières logent à l'hôtel.

Les nombreux attraits qui font la renommée de la ville ainsi que la fierté des Trifluviens peuvent également pousser les visiteurs et leurs hôtes à s'activer davantage.

«Je serais curieux de pousser un peu plus l'étude et de demander aux personnes qui viennent à Trois-Rivières pour ses attraits et activités s'ils connaissent quelqu'un qui y vit», ajoute-t-il.

Pour que ce phénomène continue de croître et entraîne encore plus de retombées, M. de Grandpré est d'avis que des moyens pour inciter les gens à profiter des attraits de la ville devraient être créés et que ceux qui existent déjà fassent l'objet d'une meilleure promotion. Il souligne notamment que des rabais pour visiter des musées ou autres lieux du genre devraient être disponibles pour les Trifluviens ayant déjà visité ces attraits et accompagnant des visiteurs.

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