Pétrole: l'optimisme renaît dans l'Ouest

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Les compagnies pétrolières de l'Ouest canadien commencent à voir la lumière au bout du tunnel avec la réduction de production qui pointe à l'horizon.

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Dan Healing
La Presse Canadienne
Calgary

Un important rebond du prix du pétrole brut lié à une promesse de réduction de la production mondiale alimente l'espoir de voir le secteur canadien se remettre bientôt d'une période de stagnation de deux ans.

Les observateurs se montrent confiants parce que l'Arabie saoudite, le plus grand exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), s'est engagée à diminuer les exportations. L'accord conclu entre les membres du cartel vise à réduire la surabondance mondiale de pétrole qui a fait plonger les prix et entraîné des milliers de mises à pied, notamment dans l'Ouest canadien.

Leur optimisme a été renforcé, ce week-end, par le fait que 11 producteurs non membres de l'OPEP, incluant la Russie, se sont aussi engagés à réduire leur production.

Scott Saxberg, chef de la direction de Crescent Point Energy (TSX:CPG), planche déjà sur des façons de rappeler aux investisseurs qu'il est de nouveau permis d'envisager de dépenser pour accroître la production, après deux ans de réductions de coûts et de limite sur les forages.

Crescent Point, établie à Calgary, a récemment annoncé un budget de 1,45 milliard $ pour 2017, afin de faire croître sa production d'environ 10 pour cent. Mais M. Saxberg affirme qu'il allongera encore plus d'argent pour ajouter des puits dans la deuxième moitié de l'année si le cours de référence reste au-dessus de la barre des 50 $US le baril. 

«Chaque changement d'un dollar du cours du (West Texas Intermediate) fait grimper les flux de trésorerie de 50 millions $, alors cela nous place dans une position favorable pour ajouter à cette croissance», a-t-il expliqué.

Selon le chef de la direction de Precision Drilling, Kevin Neveu, les budgets de forage pour l'Amérique du Nord commencent à grimper en raison de l'optimisme face aux prix du pétrole. La tendance est encore plus rapide aux États-Unis qu'au Canada. «Nous sommes confiants et la hausse des prix des matières premières aide vraiment», a-t-il fait valoir. «Il semble que l'OPEP, ainsi que les pays non membres de l'OPEP, ont l'intention de faire grimper les prix.»

L'entreprise de Calgary compte 72 appareils de forage en activité au Canada, a-t-il ajouté. Ce chiffre est en hausse par rapport à celui d'environ 60 à la même période l'an dernier, ce qui a entraîné l'ajout d'environ 250 emplois.

Aux yeux de Martin Pelletier, un gestionnaire de Calgary chez TriVest Counsel, les Saoudiens ont pleinement l'intention de faire grimper les prix du pétrole. «On peut le constater dans leurs gestes et dans la coordination entre l'OPEP et les non-membres de l'OPEP», a-t-il souligné.

Selon lui, les Saoudiens ont l'intention de vendre des actions de la pétrolière nationale en 2018 et cela leur donne assez de motivation pour qu'ils évitent les tricheries qui ont fait dérailler les accords précédents au sujet de coupes de production.

Le cours de référence du baril de pétrole aux États-Unis a grimpé au-dessus de 54 $US le baril pendant un moment, surpassant les attentes récentes publiées par certaines sociétés canadiennes de pétrole et de gaz naturel.

Suncor Énergie (TSX:SU), par exemple, table sur un baril de brut de 52 $US dans son budget de dépenses en immobilisations de 2017, qui atteint environ 5 milliards $. Cenovus (TSX:CVE) a appuyé les calculs de son budget de 1,3 milliard $ sur un prix de 47,25 $US le baril.

Dans sa plus récente mise à jour trimestrielle, le gouvernement albertain a haussé ses prévisions pour le cours de référence du brut de 3 $US à 45 $US le baril.

L'Association canadienne des producteurs pétroliers estime pour sa part qu'au moins 44 000 emplois directs ont été perdus dans l'industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel depuis le début de la crise, en 2014.

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