Une formation unique au Québec au DigiHub

Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l'Énergie, Michel Angers, maire de Shawinigan et président du DigiHub, Pierre Giguère, député de Saint-Maurice, et Jean-François Gingras, président-directeur général de Comméléo Studios, se réjouissent de l'annonce de la formation de testeur de contenu numérique.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une nouvelle initiative consolide la place de Shawinigan comme l'un des principaux pôles de développement du numérique à travers la province.

À compter du 23 janvier, 14 jeunes se lanceront dans une toute nouvelle formation sur mesure de testeurs de contenu offerte par la Commission scolaire de l'Énergie au DigiHub.

Le projet a été annoncé lundi après-midi par divers intervenants, dont le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, qui a confirmé une aide financière de 95 170 $ d'Emploi-Québec Mauricie pour la réalisation de cette première au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

La formation de testeur de contenu numérique s'étendra sur 560 heures, incluant 150 heures de stage chez Comméléo Studios. À noter qu'une partie de cette formation sera dispensée en anglais. 

Douze inscriptions étaient visées au départ et la réponse a dépassé l'objectif. M. Giguère se réjouit de constater que cette stratégie favorisera l'adéquation entre les criants besoins de plusieurs entreprises à Shawinigan tout en cadrant parfaitement avec la stratégie du numérique du gouvernement du Québec, qui devrait être précisée «au cours des prochaines semaines».

Le président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, se disait très fier d'offrir la première formation sur mesure du genre au Québec, via son Service aux entreprises.

«J'aimerais qu'on puisse éventuellement offrir un diplôme d'étude professionnelle», glisse-t-il, visiblement emballé par le potentiel. «En attendant, un premier pas est franchi et nous en sommes très fiers.»

M. Laforest explique que cette formation a été conçue à la demande du milieu et d'Emploi-Québec. «On a tendance à penser que ce genre de formation aurait dû déjà exister, mais les formations arrivent après le besoin. Les entreprises naissent et à un moment donné, on se rend compte que les gens ont besoin d'une formation.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, se réjouit évidemment de constater qu'une nouvelle brique s'ajoute à l'identité qu'il tente de construire pour le tissu économique de sa communauté.

«Ce n'est plus seulement la Ville ou le DigiHub, mais on voit maintenant un gouvernement qui met 100 000 $ dans un programme qui n'existait même pas», fait-il remarquer, en ajoutant que les sceptiques d'hier doivent aujourd'hui être convaincus des mérites du virage numérique amorcé sous son règne.

Jean-François Gingras, président-directeur général de Comméléo Studios, souligne que ce projet s'inscrit parfaitement dans la diversification stratégique entreprise en 2014. 

«C'est un beau vote de confiance de la CS de l'Énergie», convient-il. Ceux qui réussiront cette formation seront sans doute rapidement recrutés chez les ARM, CGI, Cognibox et autres ICO Technologies, qui recherchent toujours une main-d'oeuvre dans l'univers du numérique.

Collégial

Cette formation s'ajoute à des attestations d'études déjà offertes au Collège Shawinigan... où les inscriptions débarquent au compte-gouttes.

«C'est encore difficile», convient Jean-François Léveillé, directeur adjoint des études au service de formation continue. «À l'automne, nous avons démarré une attestation de spécialiste en qualité logicielle. Nous avons dix étudiants, mais nous avons reçu un financement particulier du ministère de l'Enseignement supérieur pour démarrer même si nous n'avions pas notre objectif de 15 personnes.»

Cette formation répond pourtant à une demande de CGI, qui réclame des testeurs d'application. «C'est une profession méconnue, mais nous avons quand même réussi à démarrer la formation», s'encourage M. Léveillé.

La deuxième cohorte de programmation d'applications mobiles a été lancée en début d'année et elle compte, elle aussi, une dizaine d'étudiants. Une troisième est prévu en février 2017.

«Notre première cohorte avait terminé au printemps et tout le monde s'est trouvé un emploi», fait remarquer le responsable, en précisant que certains d'entre eux avaient même démarré leur propre entreprise. 

M. Léveillé ne croit pas que l'initiative de la CS de l'Énergie viendra court-circuiter ces attestations collégiales.

«Ça agrandit le bassin», explique-t-il. «Les préalables sont moindres. Ils vont chercher des gens et les ramènent à l'école avec un centre d'intérêt. Ça les incite à terminer leur diplôme d'études secondaires et éventuellement, ils peuvent continuer vers nos attestations d'études collégiales.

Depuis le début du projet, on est en lien. Il n'y a donc pas de compétition; c'est un arrimage pour agrandir le bassin du recrutement. On veut tenter de créer une passerelle.»

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