Olymel en croissance

Fondée en 1948, La Fernandière vient d'être vendue... (Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Fondée en 1948, La Fernandière vient d'être vendue au groupe Olymel.

Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Yamachiche) Les participants au déjeuner des Manufacturiers Mauricie-Centre-du-Québec (MMCQ) avaient davantage que de la viande à se mettre sous la dent. En effet, Olymel leur a offert sur un plateau d'argent des possibilités d'affaires avec ses nombreux projets en région. Non seulement le chantier de 80 millions de dollars se mettra-t-il en branle le printemps prochain à Yamachiche, mais La Fernandière, acquise l'été dernier, va déjà procéder au même moment à un agrandissement.

Le premier vice-président d'Olymel, Paul Beauchamp, a fait... (Photo: François Gervais) - image 1.0

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Le premier vice-président d'Olymel, Paul Beauchamp, a fait le point sur les divers projets de l'entreprise en région devant les membres des MMCQ.

Photo: François Gervais

Et comme si cela ne suffisait pas, le premier vice-président d'Olymel, Paul Beauchamp, soutient que la forte présence de l'entreprise, de Berthierville jusqu'au secteur Cap-de-la-Madeleine, nécessitera des activités d'entreposage sur la rive nord.

Au cours des cinq prochaines années, l'entreprise investira pas moins de 500 millions de dollars, dont la moitié au Québec. «Et la part du lion se trouve ici», a-t-il dit à la soixantaine de gens d'affaires attentifs, réunis jeudi au Complexe Laviolette à Trois-Rivières.

À lui seul, le projet impliquant Olymel, ATrahan et Lucyporc à Yamachiche représente un investissement «minimal» de 80 millions de dollars. Maintenant que l'approvisionnement en eau est réglé et qu'une paix industrielle de 13 ans est assurée, la première pelletée de terre devrait avoir lieu au printemps 2017 pour une mise en opération deux ans plus tard dans des installations deux fois plus grandes. «C'est extrêmement prometteur», a lancé M. Beauchamp.

Mais, avoue-t-il, avec la création de 350 nouveaux emplois vient le défi du recrutement et de la rétention de la main-d'oeuvre. En tout, Olymel compte pas moins de 11 000 employés. Le recours à des travailleurs étrangers n'est pas écarté par la direction pour «réussir à maintenir notre base d'affaires». Et différentes stratégies sont adoptées pour attirer les candidatures, comme les foires d'emploi.

D'ailleurs, depuis l'acquisition de la Fernandière en juin dernier, les emplois ont doublé, pour atteindre 160, et le volume a triplé. «On est déjà à l'étroit. Il va falloir agrandir le printemps prochain. Cela va créer plus d'emplois et ce sera une unité d'affaires extrêmement performante», a annoncé le conférencier du jour tout en soulignant que du côté des installations madelinoises, «on réussit à faire des miracles» malgré des espaces limités.

D'entrée de jeu, M. Beauchamp a rappelé comment Olymel avait grandi au fil de nombreux partenariats depuis sa création en 1991. Un quart de siècle plus tard, ce géant de l'agroalimentaire, qui dispose de 25 usines et centres de distribution, exporte dans plus de 65 pays et son chiffre d'affaires est passé de 645 millions de dollars à 3,2 milliards de dollars. Aujourd'hui, ce troisième producteur de porcs au Canada en abat 6,5 millions par année alors que 130 millions d'oiseaux subissent le même sort.

«De 2013 à 2016, il y a eu une accélération de nos projets d'investissements, d'acquisitions et de partenariats», a-t-il fait savoir avant d'identifier comme constances la croissance, la diversification géographique, l'intégration de la chaîne de valeur et, évidemment, les partenariats.

Abordant la question du contexte canadien, M. Beauchamp n'a pas manqué de souligner le taux de change favorable, «du moins pour l'instant», et un bas coût de production à la ferme. Statut sanitaire enviable, système d'inspection reconnu, clients qui se concentrent et se régionalisent: voilà d'autres éléments qu'il a mentionnés.

Au plan des enjeux, l'invité des MMCQ a identifié, entre autres, le bien-être animal et la pénurie de main-d'oeuvre. «On veut être plus agressif dans l'offre de produits», a-t-il conclu.

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