CCIS: «La mobilisation est nécessaire»

Martin St-Pierre... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Martin St-Pierre

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Insatisfaite de l'intérêt manifesté envers l'activité, la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan se voit dans l'obligation de reporter son déjeuner-conférence prévu le 6 décembre.

Le directeur général du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, Denis Morin, devait discourir à cette occasion, mais le rendez-vous a été remis en 2017.

«Ça a été reporté», confirme le directeur général de la CCIS, Martin St-Pierre. «Le moment était mal choisi pour nous et pour Denis. Ça se déroulera plutôt lors du premier ou du deuxième trimestre de 2017.»

Aucune date n'est encore arrêtée, mais le porte-parole ne doute pas de la pertinence de ce thème, malgré la réponse plutôt tiède.

«Avec le virage que Shawinigan entreprend, le fait d'avoir un portrait des intentions d'entreprendre sera toujours d'actualité», fait-il remarquer. 

Cette décision survient un peu plus de deux semaines après le passage du président de l'Union des municipalités du Québec, Bernard Sévigny, lors d'un dîner table ronde à la CCIS.

Il s'agissait de son seul arrêt dans la région dans le cadre de sa tournée, mais seulement une trentaine de personnes s'étaient déplacées pour l'entendre à l'Auberge Gouverneur. En octobre, Pierre Duhamel, directeur général de la Fondation de l'entrepreneurship, avait suscité un intérêt comparable.

On sait que la CCIS a procédé à une importante refonte de sa programmation en 2016-2017. Le cocktail des micros a été abandonné, de même que le tournoi de golf annuel. Aux deux mois, une formule de déjeuner-conférence est maintenant instaurée et malgré son début laborieux, M. St-Pierre n'est pas rendu à la remise en question.

«Nous avons eu beaucoup d'activités cet automne et ça a peut-être influencé les inscriptions», risque-t-il. «Nous avons eu un gros colloque (sur la relève et le transfert d'entreprise), le gala, notre déjeuner-conférence hors série avec l'UMQ, la ministre (Diane Lebouthillier) à la fin de l'été... Notre programmation était très chargée.»

M. St-Pierre rappelle que les activités sont liées aux quatre priorités du mouvement identifiées au printemps, à savoir la promotion de l'activité commerciale, la relève et le transfert d'entreprise, la main-d'oeuvre et le manufacturier innovant. Une philosophie que les membres apprivoisent encore, observe le directeur général.

«Il y a une orientation à faire», convient-il. «On se doit peut-être de mieux présenter, de mieux positionner les déjeuners-conférences et nos enjeux, même si nous sommes extrêmement présents, comme le démontre la reconnaissance que nous venons de recevoir. Il y a encore du travail à faire dans le positionnement.»

«Au cours des dernières années, la Chambre a eu des activités sans suite logique, sans dominateur commun», ajoute M. St-Pierre. «On implante (autre chose) cette année. Sans parler d'une période transitoire, c'était prévu qu'on ait un peu moins de participation.»

«Ceux qui se sentent moins touchés par les quatre enjeux identifiés affichent peut-être un peu moins d'intérêt envers des activités qui y sont étroitement associées. Néanmoins, M. St-Pierre ne nie pas que la participation peut être améliorée. «Il y a de l'éducation à faire», reconnaît-il. «Il y a un processus d'adaptation que la communauté d'affaires doit faire. Malgré tout, le membership est constant.»

La CCIS compte actuellement environ 625 membres qui oeuvrent dans 450 entreprises du territoire. 

«La mobilisation est nécessaire», convient M. St-Pierre. «On s'efforce toujours de l'augmenter, dans l'ensemble de nos sorties. Mais je ne vois rien de négatif, parce que les retombées que nous générons sont plus grandes que jamais. La communauté d'affaires nous appuie toujours, mais le virage en lien avec nos grands dossiers et nos activités reste à faire. Ça ne fait que quelques mois; nous avons lancé ça en septembre.»

Il faudra donc attendre au 26 janvier avant la prochaine activité officielle de la CCIS, avec le bilan du maire de Shawinigan. Quant au prochain déjeuner-conférence, il est prévu le 7 février à l'Auberge Gouverneur, avec Jacques Nantel comme invité.

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