Salaire minimum à 15 $: la FTQ mobilise ses troupes

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Le président de la FTQ, Daniel Boyer

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La Presse Canadienne

Après avoir réclamé le salaire minimum à 15 $ auprès du gouvernement Couillard, la FTQ va s'attaquer à un deuxième front: celui des employeurs.

La plus grande centrale syndicale du Québec a décidé en congrès, mercredi, que l'ensemble de ses syndicats affiliés revendiqueraient un minimum de 15 $ l'heure à leurs tables de négociation respectives.

La FTQ représente quelque 5000 syndicats locaux dans l'ensemble du Québec, sous l'égide de 35 grands syndicats. Elle compte plus de 600 000 membres.

Plusieurs de ses membres ne touchent pas 15 $ l'heure, notamment dans les résidences privées pour personnes âgées, l'alimentation, le commerce de détail et même dans des usines.

Avant de voter debout, tous en t-shirt rouge marqué Minimum 15 $, les 1000 congressistes ont entendu de nombreux témoignages de personnes touchées.

«Moi, ça fait 40 ans que je suis dans le métier et j'ai à peine 13 $ l'heure», a relaté Chantal Bélanger, une syndiquée qui travaille dans l'industrie du vêtement.

«J'ai une mère qui travaille dans un Valentine. Elle a 58 ans; elle gagne 10,50 $ l'heure. C'est pas normal que c'est moi, sa fille de 37 ans, qui lui prête de l'argent parce qu'elle ne gagne pas 15 $ l'heure», a déploré à son tour la syndiquée Sonia Ramzay.

Pour la FTQ, ce vote des 1000 congressistes engage tous ses syndicats, qui en feront maintenant une priorité avec leurs employeurs respectifs. «C'est un pas immense qu'on franchit» et tous les syndicats en feront une affaire personnelle, a prévenu Daniel Boyer, président de la FTQ.

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