Le train grande fréquence dans la mire de la FCCQ

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Le nouveau président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Stéphane Forget, a parlé des entreprises du Québec dans la conjoncture 2017.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Selon le nouveau président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Stéphane Forget, le projet de train à grande fréquence Québec-Windsor s'inscrit dans les infrastructures stratégiques qui devraient recevoir l'appui financier du gouvernement. Quant au tracé rive nord, c'est un scénario acquis pour l'organisme provincial.

Cette position n'empêche toutefois pas la FCCQ d'être aussi favorable au projet de Réseau électrique métropolitain qui, dit-il, est «plus avancé» alors que celui de Via Rail doit «aller chercher le financement». «On doit trouver le moyen de s'entendre, car ce sont deux projets importants», a-t-il confié au Nouvelliste.

Par ailleurs, dans son allocution devant les membres de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, M. Forget a parlé de réaliser la transition énergétique, mais tout en demeurant compétitif.

À son avis, il faut poser un regard lucide sur le pétrole. «Nous en aurons encore besoin longtemps et nous devons exploiter le nôtre, si nous en avons le potentiel», a-t-il plaidé.

Tant dans son discours qu'en entrevue, le conférencier du jour croit que l'exploration du sous-sol québécois doit être complété si on veut connaître son potentiel d'exploitation réel.

Or, les interventions de la Fédération dans le débat public visent, entre autres, à faire reconnaître la composante économique du développement durable.

«Il faudrait évaluer davantage les coûts de ne pas faire un projet et permettre aux entreprises de se développer», croit celui qui souhaite de la part du gouvernement une «prévisibilité dans le traitement des projets économiques».

Observant partout une baisse de la croissance économique, il ne se montre pas inquiet outre mesure par la montée du protectionnisme. «La cible première n'est pas le Canada», soutient-il par rapport aux intentions de Donald Trump tout en rappelant que les États-Unis demeurent le principal client du Québec.

Ce qui le préoccupe, c'est la faiblesse des investissements non résidentiels des entreprises québécoises, un phénomène qu'il attribue au dollar canadien, à la confiance des entreprises et à l'âge des entrepreneurs qui sont moins enclins à investir à l'aube de la retraite.

Pourtant, dit-il, les atouts du Québec sont nombreux: abondance d'énergie à prix compétitif, main-d'oeuvre qualifiée dans plusieurs secteurs, industries de pointe de calibre mondial, institutions d'enseignement collégial et universitaire dans toutes les régions et investissements importants des gouvernements dans les infrastructures.

Par contre, M. Forget a identifié plusieurs grands défis dont la démographie, avec une main-d'oeuvre active en diminution, et la productivité, alors que le Québec est dans le peloton de queue.

«Il faut prendre le virage numérique car seulement 12 % des entreprises du Québec vendent leurs produits-services en ligne», a-t-il conclu.

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