Du vanadium au Lac-Saint-Jean

Paul-Armand Girard, conseiller technique de l'APM, montre une... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Paul-Armand Girard, conseiller technique de l'APM, montre une des roches qui a été présentée à Québec-Mines.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) L'Association des prospecteurs de la Mauricie (APM) croit fermement au développement du secteur minier en Haute-Mauricie.

Ils ont d'ailleurs réussi à attirer l'attention de certains gros joueurs de l'industrie au plus récent congrès Québec-Mines avec, notamment, des indices de fer, de titane, de phosphore, mais surtout de vanadium, un métal très conducteur.

«On avait trois projets à présenter. On a été un des kiosques de prospecteurs les plus visités. On a suscité beaucoup d'intérêt aussi de la part de l'industrie», a souligné d'entrée de jeu le président de l'APM, Claude Gauthier.

C'est le projet Phosphore qui a attiré le plus l'attention. Toutefois, ce n'est pas le phosphore lui-même qui brillait, c'est plutôt le vanadium qu'on a découvert.

«Ce qu'on a découvert est plus qu'excitant. [...] Le projet Phosphore devrait faire place au projet Vanadium», soutient Paul-Armand Girard, conseiller technique de l'APM.

Selon ce dernier, les teneurs de vanadium des roches ramassées au sol, puisqu'il n'y a pas de forage à cette étape, sont bien au-delà de ce que l'on trouve normalement. 

«Cela laisse présager que le vanadium comme tel a une très grande qualité sur ce projet-là», souligne M. Girard.

L'Association affirme avoir attiré l'attention d'un intervenant majeur dans ce domaine et soutient même que des discussions ont été entamées quelques jours après le congrès Québec-Mines.

«On a du matériel à leur envoyer. On est déjà en communication avec eux depuis dimanche et on va voir au fil des mois comment cela va se développer», a confirmé M. Girard.

Par contre, on est encore bien loin de voir apparaître une mine dans le décor. La prochaine étape dans le projet sera de faire des analyses beaucoup plus approfondies des données dont on dispose actuellement. Puis, au printemps, il y aura de nouveaux échantillonnages qui seront faits aux endroits qui ont été prospectés et c'est par la suite qu'on pourrait vendre le projet à une entreprise privée.

Il faut dire par ailleurs que les découvertes ont été faites en dehors des limites du territoire de La Tuque, au Lac-Saint-Jean. On assure toutefois que s'il y a une vente, les quatre prospecteurs de la Mauricie auront le droit de faire certaines demandes.

«C'est à environ 7 km des limites de la Haute-Mauricie, c'est vrai. Par contre, ça n'enlève pas le caractère intéressant du projet parce que c'est encore dans la zone d'influence de La Tuque. C'est à mi-chemin entre La Tuque et Roberval», explique Paul-Armand Girard.

«Ce n'est pas nouveau, ça se fait couramment. Les vendeurs peuvent accepter une plus petite offre en échange d'une clause dans le contrat. Par exemple, que la transformation soit faite à La Tuque», ajoute-t-il.

Les dirigeants de l'Association parlent même, à certains égards, d'un métal d'avenir.

«C'est un super conducteur donc il peut servir aux batteries longue durée, aux véhicules électriques, etc. Quand je dis véhicules, c'est plus qu'une automobile. On parle d'autobus. Le vanadium crée une performance que d'autres métaux ne peuvent pas assurer. Par contre, il faut s'attendre à ce que le vanadium dans les batteries soit associé avec le lithium», explique Paul-Armand Girard.

«La valeur du vanadium est très élevée à l'heure actuelle parce que l'approvisionnement dans le monde n'est pas encore à point», ajoute-t-il.

L'Association des prospecteurs estime que la Haute-Mauricie est un territoire exceptionnel pour de l'exploration minière en raison de ses infrastructures.

«Il y a l'hydroélectricité, le gazoduc, les chemins de fer... Il y a aussi tout le réseau routier (routes forestières) qu'on peut qualifier de hors-norme, c'est-à-dire qu'il n'y a pas une région au Québec qui est capable de déclasser la Haute-Mauricie à ce niveau-là», lance le conseiller technique.

«Il y a de véritables fortunes à faire en Haute-Mauricie, mais il faut le faire de façon sérieuse. C'est l'encadrement que propose l'APM», ajoute-t-il.

Deux autres projets ont également été présentés lors de Québec-Mines. Celui concernant les terres rares aurait suscité l'intérêt d'un Sud-Coréen selon l'APM et finalement, une autre découverte récente.

«Il s'agit de magnétite à ilménite. C'est un projet très jeune sur lequel on doit travailler, mais c'est la magnétite la plus recherchée actuellement», a conclu Paul-Armand Girard.

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