Encore trop tôt pour parler d'un CS500

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Jusqu'à présent, Bombardier a reçu plus de 350 commandes pour son CS300.

La Presse

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Mirabel

Même si elle vient de livrer son premier CS300, le plus gros appareil de sa famille d'avions CSeries, Bombardier affirme qu'il est encore trop tôt pour dire si elle se lancera dans le développement d'une version allongée de l'appareil.

Pour l'instant, mieux vaut mettre l'accent sur la livraison des appareils déjà commandés, croit le président et chef de la direction du constructeur d'avions et de trains, Alain Bellemare.

«Une production efficace est (l'élément) le plus important», a-t-il dit au cours d'une mêlée de presse, lundi, en marge de la livraison du premier des 20 appareils CS300 - pouvant transporter jusqu'à 160 passagers - commandés par le transporteur letton airBaltic.

Puisque Pratt & Whitney, le fabricant du moteur de l'avion, connaît des ratés au chapitre de sa cadence de production, Bombardier (TSX:BBD.B) ne livrera cette année que sept CSeries, plutôt que les 15 initialement prévus.

Néanmoins, l'entreprise ayant pratiquement achevé le développement de la CSeries - dont la facture a grimpé à 5,4 milliards $ US en raison des retards et des dépassements de coûts - M. Bellemare a concédé que le moment était «bon» pour commencer à réfléchir à l'avenir.

«Vers la fin de 2018, nous aurons terminé l'avion d'affaires Global 7000, a-t-il lancé. C'est le bon moment pour penser à ce qu'on fera comme prochain avion en 2018.»

À ses côtés, le président-directeur général d'airBaltic, Martin Gauss, s'est dit «très satisfait» avec le CS300. Il a toutefois ajouté que la société aérienne serait «très intéressée» de discuter avec Bombardier si l'entreprise devait décider d'aller plus loin avec la CSeries.

S'il est du même avis que M. Bellemare sur la nécessité de livrer avec efficacité les avions déjà commandés, le président de Bombardier Avions commerciaux, Fred Cromer, a affirmé, au cours d'un entretien, que des clients étaient «intéressés» aux prochaines étapes de la CSeries. «L'industrie est toujours à l'affût des nouveaux dérivés, a-t-il expliqué. Nous nous faisons souvent poser la question. Je ne suis pas surpris.»

Certains observateurs ont déjà évoqué qu'un éventuel investissement du gouvernement Trudeau dans la CSeries permettrait à Bombardier de lancer un CS500, une version allongée de sa famille d'avions. Interrogé par les journalistes, M. Bellemare n'a pas voulu s'avancer sur cette possibilité.

Le grand patron de l'entreprise a affirmé que les discussions se poursuivaient toujours avec Ottawa.

Si le gouvernement Trudeau semble prêt à investir dans l'entreprise, le maintien d'emplois figure parmi ses conditions. Or, depuis le début de l'année, Bombardier a annoncé deux restructurations majeures touchant environ 14 000 postes à travers le monde, ce qui, selon M. Bellemare, ne nuit pas aux pourparlers.

«La réalité, c'est que notre structure de coûts est élevée, a-t-il dit. Les prix sont dictés par le marché et les coûts sont sous notre contrôle. Nous devons les contrôler pour être capables de vendre plus d'avions.»

Même si l'État québécois a injecté 1 milliard $ US dans Bombardier pour acquérir une participation de 49,5 pour cent de la CSeries, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, ne s'est pas formalisée de ces importants licenciements.

Aux côtés de M. Bellemare, elle a affirmé que l'argent était destiné à la CSeries, un secteur de l'entreprise qui, selon elle, a échappé aux importantes compressions. 

«C'est le futur de l'industrie et c'est pour cette raison que nous avons investi», a-t-elle commenté.

Après avoir déroulé le tapis rouge à Swiss Air Lines, son client de lancement du CS100 - pouvant transporter jusqu'à 135 passagers - il y a cinq mois, Bombardier a fait de même pour la direction d'airBaltic.

Devant plusieurs centaines d'employés réunis dans un de ses hangars de Mirabel, dans les Laurentides, Bombardier a remis au transporteur letton l'appareil qui effectuera sa première liaison commerciale entre Riga et Amsterdam le 14 décembre.

Jusqu'à présent, Bombardier a reçu 360 commandes fermes pour son nouvel avion, dont 235 pour le CS300.

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