Bécancour: 1,8 milliard $ en projets

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a fait... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a fait le point sur sa vision économique devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Même s'il n'a pas voulu se prononcer sur sa candidature en novembre 2017, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a livré une présentation plutôt digne d'un programme électoral que d'un testament politique devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

Il faut dire qu'en neuf mois seulement, le partenariat entre sa ville et Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières a accouché d'une quinzaine de projets d'implantation et de prospection qui représentent un potentiel d'investissement total de près de 1,8 milliard de dollars pour la création de quelque 1200 emplois. Quatre d'entre eux pourraient se retrouver sur l'une ou l'autre des rives, mais la majorité concerne uniquement Bécancour.

Et le premier magistrat rêve que la «cinquième révolution» verte se passe chez lui, après celles de la vapeur et du charbon, de l'électricité, de l'automobile et de la chaîne de montage, de l'informatique, de l'internet et de nouveaux matériaux, ainsi que de la digitalisation et de l'intelligence artificielle.

«Shawinigan a son Digihub, et Trois-Rivières, sa nanotechnologie», a-t-il lancé pour annoncer sa vision d'un parc technologique environnemental pour Bécancour, touchant l'énergie renouvelable, la gestion et la valorisation des résidus et le transfert vers la chimie verte.

Déjà, on retrouve sur son territoire Gestion 3 LB, une entreprise créée par Enfoui-Bec, qui travaille à aménager un site pour enfouir les résidus industriels non dangereux séparément des résidus putrescibles. Et il y a toujours dans l'air ce projet d'un centre de gestion intégrée d'halocarbures qui pourrait voir le jour sur l'ancien site Laprade.

D'ailleurs, le maire Dubois inclut cette zone dans son offre de parcs industriels, qui comprend évidemment le grand parc industriel et portuaire, à l'intérieur duquel une zone PME est en développement, mais aussi, le parc industriel et commercial 30-55 et la zone industrielle de Sainte-Gertrude.

Une brochure vient même d'être produite pour inciter les entreprises à s'implanter à Bécancour. Et sept raisons y sont énoncées: programmes financiers exclusifs, infrastructures de transports efficaces et centralisées, grande disponibilité énergétique, capacité portante exceptionnelle, port d'eau douce sur le Saint-Laurent, positionnement géographique de choix et qualité de vie incomparable.

«On a un tissu économique orienté vers la moyenne entreprise», a-t-il précisé.

Pour sa part, le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, a énuméré les actions de son organisme sur la rive sud depuis le début de l'année. Ainsi, pas moins de 24 entreprises ont été rencontrées pour des visites industrielles et des services d'accompagnement et de représentation politique. On dénombre aussi 17 rencontres de concertation avec des partenaires du territoire, la participation à six événements de réseautage et la présence à trois annonces ministérielles.

«Sans tambour ni trompette, des investissements de 81,4 millions de dollars ont été réalisés à Bécancour en 2016 et 86 emplois ont été créés. C'est la dure et triste réalité que c'est un million de dollars par emploi», a-t-il souligné.

Or, si la Ville intègre dans ses orientations la prospection et le démarchage, c'est que la compétition est dorénavant mondiale, avec 26 000 agences qui déploient tous les efforts pour attirer les promoteurs aux quatre coins du globe. D'où l'importance pour Bécancour de se faire connaître auprès de ceux qui choisissent les sites d'implantation.

«On doit faire partie de ces grands réseaux-là», croit M. De Tilly tout en parlant d'un secteur manufacturier «qui s'étiole».

Dans son allocution ayant pour thème «leadership et vision», le maire Dubois a rappelé comment sa Ville avait surfé sur la vague du parc industriel et de la grande entreprise, ce qui n'a pas donné l'occasion, dit-il, de développer l'esprit entrepreneurial. Un phénomène qui se reflète, dit-il, dans la rareté de projets soumis au Fonds de diversification économique.

Outre l'enjeu de l'historique industriel, le conférencier du jour a avoué devoir composer avec une «ville écartelée» en six secteurs qui est «collée sur Trois-Rivières sans lui appartenir administrativement».

Parmi les objectifs fixés par son administration, il y a l'efficacité financière. «Malgré une baisse de revenus de deux millions de dollars depuis trois ans, la dette a légèrement diminué. Et en novembre 2013, on est arrivé dans le contexte de la fermeture de Gentilly-2 et la perte de 850 emplois», a-t-il fait remarquer à la centaine de personnes présentes à l'Auberge Godefroy mercredi matin.

Sur la base «qu'être leader, c'est avoir besoin des autres», le maire Dubois a présenté un organigramme des divers acteurs du milieu qui sont appelés à se retrouver autour d'une même table. «La phase 2 du chantier économique consiste à rendre ça organique», a-t-il conclu tout en prônant un développement résidentiel et commercial personnalisé.

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