Hippodrome 3R: «On complète une saison record»

L'Hippodrome 3R présentait son tout dernier programme de... (Olivier Croteau)

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L'Hippodrome 3R présentait son tout dernier programme de courses dimanche. Selon le Club Jockey du Québec, il s'agit d'une saison record depuis le retour des courses à Trois-Rivières.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Depuis le retour des courses de chevaux à l'hippodrome 3R en 2012, l'engouement du public envers ce sport ne cesse de croître. Plus de 2000 personnes étaient réunies à Trois-Rivières dimanche à l'occasion du dernier programme de la saison 2016.

«On complète une saison record à l'Hippodrome de Trois-Rivières. Nous avons une augmentation de 18 % des paris mutuels par rapport à l'année précédente», lance d'emblée très satisfait Jocelyn Faucher, directeur général du Club Jockey du Québec et de l'Hippodrome 3R.

«Les amateurs sont plus nombreux à fréquenter la seule piste professionnelle du Québec et nos programmes sont diffusés dans dix salons de paris.»

Le temps de dimanche était d'ailleurs idéal pour un programme de courses du mois de novembre. En moyenne, l'Hippodrome 3R accueille 2200 spectateurs par programme. Cela signifie donc que globalement, près de 90 000 amateurs ont fréquenté l'hippodrome cette année lors des 40 programmes de courses.

La bonne fréquentation de ces amateurs de courses influence grandement la croissance de 18 % des paris mutuels. Si près de 100 millions $ ont été pariés dans la dernière année au Québec sur les courses de chevaux d'ici et d'ailleurs, l'Hippodrome 3R récolte près du tiers de ce montant. «Le pari mutuel sur Trois-Rivières est excellent. Une journée comme aujourd'hui, il va se parier entre 80 000 $ et 90 000 $. Ce qui est excellent en novembre», précise le directeur général du Club Jockey du Québec. 

Malgré ces résultats satisfaisants pour le Club Jockey du Québec, l'objectif est d'augmenter les paris mutuels lors de la prochaine saison. Pour y arriver, la direction du club entend offrir notamment la possibilité d'enregistrer des paris sur une application mobile pour téléphone intelligent ou tablette électronique en plus d'augmenter la diffusion en direct des courses dans d'autres salons de jeux à travers l'Amérique du Nord et ailleurs. 

«Nous travaillons sur des ententes avec Hong Kong et la France pour promouvoir nos courses et pour être capables de parier. Les courses de chevaux sont diffusées dans le monde entier à toute heure de la journée. Et Trois-Rivières devra se positionner dans ce marché», note Jocelyn Faucher.   

Cette augmentation des paris fait gonfler les bourses pour les coureurs. Lors de la dernière saison, près de 2,6 millions $ en bourses ont été donnés aux coureurs à l'Hippodrome 3R ainsi que de 220 000 $ en bourses sur le circuit régional où l'on retrouve l'avenir de la discipline. Il s'agit également à cet égard d'une saison record, soutient le Club Jockey du Québec. 

«Nous nous rapprochons de notre objectif qui est de donner 3 millions $ de bourses pour 40 programmes de courses», affirme M. Faucher. «On vient de partout au Québec pour courir à Trois-Rivières. C'est bon pour l'économie locale.» 

Plus les bourses sont importantes, plus les éleveurs sont enclins à investir dans de futurs champions. Et ces éleveurs ont été actifs ces derniers mois dans l'achat de poulains prometteurs. Tranquillement, il semble que l'industrie se relève des années difficiles où elle a presque entièrement disparu au Québec. De plus, la direction de l'hippodrome croit bien que si les bourses sont encore en progression l'an prochain, des éleveurs et des coureurs du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario pourraient être beaucoup plus nombreux à se rendre à Trois-Rivières.  

«Les éleveurs voient un futur dans l'Hippodrome de Trois-Rivières», croit le directeur général du Club Jockey. 

L'an prochain, la direction du Club Jockey du Québec souhaite rajeunir son public en attirant de nouveaux amateurs. De plus, de nouvelles activités et des partenariats sont à

prévoir.

«Nous voulons également utiliser l'Hippodrome plus souvent dans l'année en le louant pour d'autres événements, sous le même modèle que le Centre Bell qui ne sert pas uniquement lors des matchs du Canadien», avoue Jocelyn Faucher.

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