Centrale de TransCanada: pas de commission parlementaire

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Dans le dossier de la centrale de TransCanada à Bécancour, le député Donald Martel a vu sa demande d'une commission parlementaire être rejetée.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Dans le dossier de la centrale de TransCanada à Bécancour, le député Donald Martel a vu sa demande d'une commission parlementaire être rejetée jeudi par la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles.

«C'est vraiment décevant et pathétique. Les libéraux refusent de connaître la vérité et acceptent de payer 150 millions de dollars par année les yeux fermés», a confié au Nouvelliste le représentant de la CAQ.

Deux jours auparavant, il avait soumis sa requête au président Sylvain Pagé pour que la Commission se donne un mandat d'initiative concernant «la gestion et l'avenir de la centrale à gaz à Bécancour». Parmi les raisons évoquées pour refuser sa proposition, il y a celle de ne pas vouloir se substituer à la Régie de l'énergie.

Le député de Nicolet-Bécancour jugeait important d'interroger le grand patron de la société d'État et le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles pour connaître «le plan de match d'Hydro-Québec et du gouvernement libéral» devant autant de versions contradictoires.

Selon lui, il était primordial d'identifier les options envisageables afin de limiter les dommages financiers aux contribuables car, disait-il, «le statu quo est inacceptable».

Inutilisée depuis 2008, la centrale au gaz naturel de Bécancour, qui n'aura servi qu'une dizaine de mois, est le fruit d'un contrat d'approvisionnement liant Hydro-Québec Distribution et TransCanada Énergie signé en juin 2003. 

En raison d'un contexte de surplus d'électricité, la société d'État a suspendu, dès 2008, les activités de production d'électricité à la Centrale.

«L'un des problèmes réside dans le fait qu'Hydro-Québec doit payer une compensation annuelle importante pour sa centrale, à hauteur de 150 millions de dollars, bien qu'elle soit inutilisée depuis 2008. Incluant le dédommagement de 2014, Hydro-Québec a ainsi versé 1,05 milliard $ à TransCanada depuis 2008 pour qu'elle garde fermée sa centrale», faisait valoir M. Martel dans sa correspondance.

En mai 2015, Hydro-Québec Distribution a signé deux protocoles d'entente: un avec TransCanada Énergie et un avec Gaz Métro.

Cette deuxième entente, qui chevauche la première conclue en 2003, est valable pendant 20 ans. Car Gaz Métro Solutions Énergie compte bâtir un site de stockage et de regazéification de GNL à proximité de la centrale à Bécancour, ce qui permettrait l'acheminement de gaz naturel à la centrale de TransCanada pendant les périodes de pointe hivernales, à compter du 1er décembre 2018.

«Malheureusement, ces deux ententes ont été suspendues par la Régie de l'énergie en juillet dernier, cette dernière reprochant à Hydro-Québec de ne pas avoir fait la démonstration de l'avantage économique de son projet et de ne pas être allée en appel d'offres», avait rappelé le représentant caquiste.

Et la semaine dernière, le gouvernement avait rendu public le rapport final du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, «dont les conclusions ne sont pas rassurantes», disait-il.

En effet, le projet d'Hydro-Québec et de Gaz Métro ne serait pas plus avantageux qu'un simple raccordement au gazoduc déjà présent sur le site.

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