Des éclaircies au travers des nuages à Bécancour

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a lancé... (Marc Rochette, Le Nouvelliste)

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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a lancé sa tournée de «petite séduction économique» au bureau de la Société du parc industriel et portuaire.

Marc Rochette, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Il se passe quand même des choses à Bécancour. Il faut le savoir et le voir». Voilà comment le maire Jean-Guy Dubois a justifié sa «petite séduction économique» organisée mercredi pour faire découvrir ce qui bouge actuellement aux quatre coins de sa municipalité.

Par exemple, Métaltek Laser est à réaliser discrètement un agrandissement de près de 3,5 millions de dollars, ce qui lui permettra de plus que doubler sa capacité de production en plus de créer une vingtaine d'emplois d'ici trois ans. «On veut devenir le McDonald's du métal», a lancé son dirigeant, Sylvain Vouligny.

Et il y a ce fameux parc 30/55 qui, au pied du pont Laviolette, compte pas moins de 74 entreprises et un millier d'emplois. Même s'il affiche presque complet, des espaces sont encore disponibles «et à bas coût», précise-t-on.

Sans tambour ni trompette, la Fromagerie L'Ancêtre fait travailler une cinquantaine de personnes. Ce fleuron ne cesse de collectionner les honneurs nationaux et internationaux pour la qualité de ses fromages. Et Caroline Gagné, de l'Atelier Go-Élan, est même montée à bord de l'autobus pour faire connaître ses innovations.

Évidemment, le parc industriel et portuaire regorge de grandes entreprises telles que l'Aluminerie de Bécancour, avec ses 1000 emplois. «Ça performe, ça va bien», assure le président-directeur général de la Société, Maurice Richard, évoquant néanmoins les négociations à venir. 

Et en parcourant les vastes espaces, on croise tantôt Silicium Québec, tantôt Olin, en passant par Arkema. Et si l'usine Viterra, anciennement TRT ETGO, est «en redressement», l'entreprise Oriens technologies s'est vue refuser son renouvellement de permis environnemental. Contrainte de cesser ses opérations, la compagnie vient d'interpeller le gouvernement.

«Nous recevons de trois à quatre investisseurs par mois. Et sur la table, ce sont des dossiers de trois à sept ans et nous en avons une quinzaine», aura indiqué d'entrée de jeu M. Richard

D'ailleurs, celui-ci a expliqué que le prix de l'urée et du baril de pétrole forçait les promoteurs d'IFFCO et de Stolt LNGaz à mettre leur projet respectif sur pause, après avoir investi «des dizaines de millions de dollars». Quant au futur complexe de terres rares par Quest, des recherches sont en cours pour déterminer la meilleure façon d'extraire le minerai. Et concernant le projet d'usine de transformation du fer par la Société internationale métallique, «il est au réfrigérateur, mais pas au congélateur», a précisé M. Richard.

«On vit un paradoxe à Bécancour. On a l'organisation la plus performante au monde et on court après notre souffle. C'est comme si, dans le sport, la meilleure équipe au monde n'était pas capable de décrocher le championnat», a lancé le maire Dubois.

Dans sa tournée en autobus, avec des intervenants du milieu et des membres des médias, le premier magistrat n'a pu s'empêcher de parler du «cadavre de la centrale nucléaire» avant de se rendre sur le site du parc LaPrade où des annonces gouvernementales seraient imminentes.

La route s'est poursuivie dans le secteur Sainte-Gertrude qui mise sur le développement du secteur équestre. On y a traversé la zone de traitement de rejet de certaines entreprises, qui comprend, entre autres, Gestion 3LB. Et les intervenants économiques tentent de trouver une nouvelle vocation aux bâtiments du parc industriel des Châtaigniers, qui avait connu des heures de gloire dans le secteur du bois.

La marina, le quai, ainsi que le chantier de la tour et de la microbrasserie de Sainte-Angèle ont finalement été visités, tout comme les projets de développement domiciliaire du Faubourg du Mont-Bénilde et du Plateau Laval. 

«La Ville aura atteint son objectif si tous ont compris qu'à Bécancour, on ne se contente pas de conjuguer le développement au passé et au conditionnel, mais bel et bien au présent et au futur», a conclu le maire Dubois, au terme d'une tournée de quatre heures.

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