Les chambres de commerce de la Mauricie s'unissent

Karine Provencher et Marie-Pier Matteau, respectivement présidente et... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Karine Provencher et Marie-Pier Matteau, respectivement présidente et coordonnatrice du Regroupement des chambres de commerce de la Mauricie, avec la nouvelle image dévoilée mercredi matin, au sommet de la Cité de l'énergie.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Quelques jours après que le maire de Shawinigan eut déploré le fait que la Conférence régionale des élus n'ait jamais été remplacée, les chambres de commerce de la Mauricie s'unissent pour devenir la référence de la concertation dans les dossiers de développement économique. Cette vision a été présentée mercredi matin, au sommet de la Cité de l'énergie.

L'Alliance régionale des chambres de commerce de la Mauricie jouait un peu ce rôle depuis 2008, mais les intervenants assurent que dorénavant, ils interviendront beaucoup plus souvent sur la place publique pour défendre les enjeux régionaux. 

Profitant de cet élan, les directions ont décidé de rafraîchir l'image et de modifier légèrement la dénomination du mouvement, qui sera maintenant connu sous l'appellation de Regroupement des chambres de commerce de la Mauricie.

Karine Provencher, présidente sortante de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, assumera la présidence du RCCM, tandis que David Nollet a été désigné vice-président. De son côté, Marie-Pier Matteau, directrice générale de la CCITR, ajoutera à sa charge la coordination du regroupement. 

Mercredi matin, des représentants des chambres de commerce de Mékinac, de la MRC de Maskinongé, de Shawinigan, du Haut-Saint-Maurice et de la Jeune chambre de commerce de la Mauricie s'étaient aussi déplacés pour saluer cette initiative. Ensemble, ces organisations représentent environ 2500 membres à travers la région.

«Nous poursuivons la même mission, mais on désire être plus actifs», explique Mme Provencher. Le RCCM se concentrera évidemment sur des dossiers régionaux, qui débordent les limites de chaque entité du groupe.

On pense notamment au train de passagers de Via Rail, au doublement de l'autoroute 55 sur la rive sud, à l'accord sur le bois d'oeuvre dans le cadre du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, à la bioraffinerie, à la relève et au transfert d'entreprises, à l'adéquation entre la formation des institutions d'enseignement et les entreprises, aux perspectives d'emploi chez les jeunes ou à la téléphonie cellulaire le long de la route 155, par exemple.

Mme Matteau salue le travail abattu par l'alliance depuis sa création, mais le contexte de concertation régionale a beaucoup changé au cours des derniers mois, ce qui justifiait un rebrassage, selon elle.

«Il y avait plus qu'une instance, au plan régional, qui se positionnait», rappelle Mme Matteau. «Maintenant, on n'en retrouve plus. La CRE (Conférence régionale des élus) n'est plus présente, alors que je pense qu'il y a une niche importante là. Il y avait un vide. On s'est dit pourquoi pas nous, les chambres de commerce? Il n'y a pas beaucoup d'organisations qui peuvent se permettre de porter des dossiers économiques et politiques. Nous pouvons le faire.»

«L'alliance a fait des sorties sur certains dossiers et il y a eu un temps où c'était moins actif parce que moins d'énergie était mise», ajoute Mme Provencher. «Nous souhaitons réactiver le tout pour être plus présent, pour que les gens sentent que le territoire travaille ensemble.»

Mme Matteau croit que la nouvelle structure favorisera cette volonté de concertation. 

«En ayant une coordination et un vice-président qui peut prendre la relève, nous avons changé la formule pour s'assurer un encadrement», explique-t-elle. «Chaque chambre de commerce a une équipe très limitée. C'était très difficile d'aller de l'avant dans tous les dossiers.»

Pas de fusion

Ce regroupement pourrait-il, un jour, entraîner la création d'une seule chambre de commerce pour toute la Mauricie, avec le poids de tous ces 2500 membres derrière une seule organisation? Mme Matteau assure ce plan ne figure pas à l'agenda.

«Je n'y crois pas», laisse-t-elle tomber. «Personnellement, je ne le souhaite pas. Nous avons tellement des réalités différentes, au plan local. Par contre, ce regroupement va propulser chacun des territoires dans sa force vive.»

La question a attiré l'attention de Mario Lamontagne, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, qui ne voit pas non plus une telle fusion dans sa boule de cristal.

«On est un outil de proximité», rappelle-t-il. «Nos membres viennent nous voir pour des enjeux locaux. Le regroupement ne fera pas d'activités. Ce sera une voix.»

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