Aménagement du DigiHub: Giguère ne lâche pas son gouvernement

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.... (Sylvain Mayer)

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Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, assure que son gouvernement connaît très bien les attentes du maire de Shawinigan, qui souhaite obtenir un coup de pouce pour la dernière phase de l'aménagement du DigiHub. La mise en place de la nouvelle stratégie du numérique pourrait contribuer à financer une partie de cet ambitieux projet.

M. Giguère s'est déplacé pour le lancement du pôle spécialisé en muséologie et patrimoine numérique du DigiHub, lundi après-midi. Au cours des dernières semaines, Michel Angers n'a pas raté une occasion de répéter son découragement devant le manque de signal du gouvernement du Québec envers la reconversion de l'ancienne Wabasso. «Nous mettons en place la stratégie du numérique», explique M. Giguère. «Au cours des prochaines semaines, des critères seront annoncés et ils seront applicables au cours de la prochaine année financière. Nous allons investir 100 millions de dollars là-dedans et nous sommes en négociation avec nos collègues du fédéral.»

M. Giguère entend évidemment les doléances du maire de Shawinigan. Invité à prendre la parole pendant la conférence d'information, il a réitéré que le premier ministre aimait citer l'exemple du centre d'entrepreneuriat et du DigiHub. «Je ne me gêne pas pour lui dire que nous avons besoin d'un coup de pouce», souligne le député.

La phase d'agrandissement en cours au DigiHub doit être terminée avant la fin de l'année. Il restera toutefois une phase ultime où l'aide du gouvernement du Québec serait bien accueillie.

«Il n'y a rien de fini ici», fait remarquer M. Giguère. «Il reste énormément à faire.»

De son côté, le maire de Shawinigan envie non seulement le financement public dont bénéficie des villes françaises et américaines pour la reconversion d'anciens sites industriels, mais aussi l'esprit de collaboration qui s'est développé autour des pôles de développement, particulièrement en Europe.

«Les communes autour de Grenoble payent pour que cette ville développe ses pôles d'accélération, qui font travailler tout le monde autour», explique-t-il. «N'essayons pas de reproduire ce qu'on est en train de faire. Essayons d'être complémentaires. Nous avons tout intérêt à travailler tout le monde ensemble et à ne pas dédoubler ce que nous faisons.»

M. Angers regrette encore la disparition de la conférence régionale des élus, qui permettait aux décideurs d'échanger autour d'une même table. Cette instance, déplore-t-il, n'a jamais été remplacée.

«On ne se voit plus, sauf à la table des préfets de temps en temps», fait-il remarquer. «Se rassembler autour d'une table sans argent...»

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