Avenir des musées: le DigiHub à la rescousse

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François-Philippe Champagne (député de Saint-Maurice - Champlain), Philippe Nadeau (directeur général du DigiHub), Geneviève Bédard (présidente - directrice générale de Virtuelis), Michel Angers (maire de Shawinigan et président du DigiHub) et Pierre Giguère (député de Saint-Maurice) ont célébré la création du pôle spécialisé en muséologie et patrimoine numérique, lundi après-midi.

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Le Nouvelliste

L'avenir des musées passe-t-il, lui aussi, par le développement d'une plateforme numérique? Au moment où plusieurs de ces attractions, dont le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, cherchent de nouvelles stratégies de financement et de rayonnement, le DigiHub de Shawinigan lance officiellement le premier de ses quatre pôles, qui sera spécifiquement dédié à ce milieu.

L'annonce a été réalisée lundi après-midi en présence de plusieurs intervenants politiques et économiques et de Geneviève Bédard, présidente et directrice générale de Virtuelis. Cette entreprise a été identifiée comme la leader des onze premiers membres du pôle spécialisé en muséologie et patrimoine numérique, maintenant connu sous l'appellation Kleiô.

Des premiers travaux sont déjà amorcés avec le Musée des sciences et technologies d'Ottawa. «Ça peut être des expositions, des applications mobiles, des jeux...», énumère Mme Bédard, muséologue de formation. «Tout ce qui peut amener la clientèle à visiter le musée, à rendre accessible la culture à l'extérieur.»

«En ce moment, le numérique bouscule pratiquement tous les domaines», fait remarquer la porte-parole. «Si on n'embarque pas dans la locomotive, on va passer notre tour et ça risque d'être encore plus difficile plus tard. Nos cousins français sont plus avancés sur le plan du numérique. En ayant des entreprises françaises comme partenaires, ça nous permet de nous ouvrir sur un nouveau marché et de comprendre l'innovation qui s'est faite là-bas.»

Présent lors de ce lancement, le directeur général de Culture Mauricie, Éric Lord, se réjouit de cette initiative.

«C'est extrêmement porteur», confie-t-il. «Le Québec culturel prend un virage numérique. Il y a une stratégie mise en place et une initiative comme celle-là arrive au bon moment. Les musées ont besoin de développer de nouveaux produits pour atteindre leur public, de trouver de nouveaux modèles d'affaires pour créer de la valeur. Un pôle spécialisé répondra certainement aux besoins de la muséologie de demain.»

Champagne s'en mêle

Ce premier pôle au DigiHub s'est matérialisé en quelques mois. Le député fédéral de Saint-Maurice  - Champlain, François-Philippe Champagne, a rapidement vu une opportunité lors d'une discussion au printemps avec Alex Benay, président-directeur général de la Société des musées de sciences et technologies du Canada. Cette organisation gère trois musées nationaux: le Musée de l'agriculture et de l'alimentation du Canada, le Musée de l'aviation et de l'espace du Canada et le Musée des sciences et de la technologie du Canada.

«Quand je l'ai rencontré dans le cadre de nos consultations prébudgétaires, je lui ai demandé, tout bonnement, quel était l'avenir des musées», raconte M. Champagne. «Il m'a répondu que c'était le numérique. Ça n'a pas pris une demi-seconde pour que je lui dise que le numérique, c'était Shawinigan!»

L'entente cadre avec le DigiHub a finalement été conclue à la fin juillet. Ce partenariat a mené à la création du pôle spécialisé en muséologie et patrimoine numérique.

«Notre rôle est de penser le musée du 21e siècle», illustre Philippe Nadeau, directeur général du DigiHub. «Comment la cybergénération sera intéressée à retrouver les musées? On parle de jeux sérieux, de réalité augmentée, de sujets qui remettent les musées d'aujourd'hui dans l'intérêt des jeunes. C'est là-dessus qu'on travaille.»

M. Champagne fait remarquer que cette initiative permettra notamment de faire connaître le patrimoine canadien à travers le monde. «Quand les gens voient dans le virtuel, ils veulent voir dans le réel ensuite. On vient donc d'augmenter les marchés! C'est une belle reconnaissance, pour le DigiHub, d'avoir les musées canadiens qui s'appuient sur une entreprise régionale pour leur croissance.»

Les détails entourant les trois autres pôles spécialisés du DigiHub seront annoncés au cours des prochaines semaines. Il s'agit de l'usine 4.0, du divertissement numérique et de la santé numérique.

«Ça crée une identité qu'on ne retrouvera pas ailleurs», explique M. Nadeau. «Le numérique, c'est vague. On peut attirer tout et n'importe quoi. Nous avons des pôles spécialisés parce que ça crée une émulation, des passerelles.»

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