Mission économique en Europe: Angers envie le soutien de l'État

Michel Angers, maire de Shawinigan.... (Olivier Croteau)

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Michel Angers, maire de Shawinigan.

Olivier Croteau

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les voyages forment la jeunesse, mais ils permettent également d'établir des comparaisons qui finissent par susciter l'envie. Comme lors de sa participation à la mission économique de l'Union des municipalités du Québec dans l'État de New York au printemps, la dernière visite en terre française a permis au maire de Shawinigan de constater à quel point des villes peuvent bénéficier d'un soutien enviable dans leurs efforts de reconversion économique.

À Bègles par exemple, d'anciennes installations de la pétrolière Esso ont été reconverties en zone industrielle. Des dizaines de millions d'euros ont été investis à cet endroit. Michel Angers envie particulièrement le fait que la Municipalité n'ait pas été sollicitée dans cette opération.

«Ils reconvertissent le site au complet et c'est l'État qui met l'argent», souligne-t-il. «Tout ce que la Municipalité doit faire, c'est le faire fonctionner. On est dans un monde totalement différent. C'est la même chose à Turin.»

Le maire répète qu'il ne sait plus par quel bout solliciter le gouvernement du Québec pour le développement du DigiHub. Jusqu'ici, il estime sommairement à une quinzaine de millions de dollars la somme investie pour la conversion de l'ancienne Wabasso. La plus grande partie de ce montant vient des poches de la Société de développement de Shawinigan, le bras immobilier de la Ville qui possède l'immeuble.

«Il est très important que nous soyons soutenus», réitère-t-il. «Il se donne des montants d'argent à travers le Québec pour toutes sortes de choses. Je pourrais mentionner un Colisée à Trois-Rivières à 26 millions $, il y a eu 200 millions $ à Québec pour l'amphithéâtre, une caserne de pompier du côté de Val-d'Or (2,7 millions $)... Ici, on ne semble pas avoir de programme pour cette nouveauté. Il est primordial qu'au Québec, on soit capable de supporter non seulement les infrastructures, mais aussi les organisations qui supportent les entreprises.»

Le gouvernement du Québec a tout de même investi 2,5 millions $ dans la transformation de l'ancienne Wabasso jusqu'à maintenant. Sur ce moment, 1,2 million $ provient du Fonds de diversification économique. Un autre million de dollars a été accordé via le Fonds Résolu, une enveloppe entièrement financée par la multinationale pour aider les communautés touchées par des fermetures d'usines. Le même fonds vient d'accorder 349 000 $ de plus pour participer à une nouvelle phase d'agrandissement au DigiHub. Rio Tinto s'est également impliquée dans ce projet de reconversion, à la hauteur d'un million de dollars. La commandite de Desjardins pour la dénomination du centre d'entrepreneuriat, annoncée en 2013, prévoit le versement de 50 000 $ par année pendant cinq ans.

Le maire de Shawinigan aimerait donc que Québec fasse un effort supplémentaire. Même si la réponse tarde, pas question de suspendre l'aménagement du DigiHub. «J'aurais souhaité qu'on ait un coup de main plus important, mais malgré tout, nous avons décidé d'aller de l'avant parce que c'est ce qui va nous permettre d'attirer des jeunes et d'avoir un avenir pour Shawinigan.»

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