Des emplois par dizaines dans Maskinongé

Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique et du territoire de la MRC de Maskinongé, soutient que la main-d'oeuvre est un enjeu pour les entrepreneurs de sa région.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Il n'y a pas que le vêtement et le textile qui sont en demande pour de la main-d'oeuvre au sein de la MRC de Maskinongé. D'autres secteurs d'activités comme l'agroalimentaire et l'industrie touristique cherchent activement des employés.

Au moins 150 postes sont à pourvoir sur le territoire de la MRC de Maskinongé. Les postes varient énormément d'une entreprise à l'autre, les conditions salariales aussi, mais la nécessité de recruter du nouveau personnel est un constat bien réel au sein de nombreuses compagnies.

«Les entrepreneurs nous disent que la main-d'oeuvre est un enjeu. Chaque fois qu'on les voit, ils nous disent qu'ils ont des projets, mais qu'ils ont des problèmes de recrutement de personnel: les baby boomers partent à la retraite, il y a moins d'enfants, il y a moins de monde sur le marché du travail. Mais le nombre d'emplois est toujours présent», mentionne Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique et du territoire de la MRC de Maskinongé, dont le prochain plan d'action mettra davantage l'accent sur la question de la main-d'oeuvre et de la relève.

L'entreprise Coloridé de Louiseville se prépare à lancer une campagne de recrutement visant l'embauche de 30 à 40 personnes. Selon Geneviève Lamarre, directrice des ressources humaines de l'entreprise spécialisée dans la confection de mèches de cheveux pour les produits capillaires, tous ces postes sont à temps plein pour au moins neuf mois.

«J'ai eu des départs à la retraite dernièrement, donc il y a de l'emploi. On n'a pas de problèmes pour trouver du personnel, mais les besoins en termes de production sont là. On réussit toujours à trouver du monde», dit Mme Lamarre, qui est aussi à la recherche de travailleurs à domicile pour faire de l'encollage de mèches de cheveux.

Le secteur de l'agroalimentaire demeure un pôle d'activité très fort dans la MRC de Maskinongé avec au moins une quinzaine d'emplois disponibles. Des techniciens de contrôle de la qualité et des opérateurs de machinerie d'usinage sont aussi recherchés, il a des postes de peintre et d'ébéniste.

Des entreprises touristiques du nord de la MRC de Maskinongé cherchent des préposés à la réception, des gens à la cuisine et des employés à l'équipe d'entretien, comme c'est le cas de l'auberge Le Baluchon de Saint-Paulin où une dizaine de postes sont disponibles.

«En région, c'est plus difficile de recruter pour des métiers plus pointus comme les massothérapeutes et les cuisiniers, note Patricia Brouard, directrice des ventes et du marketing du Baluchon. Il y a plus de spas qui se sont lancés, la rareté s'installe. Même chose pour les cuisiniers. La gastronomie n'est plus ce qu'elle était. Le recrutement est un défi. Mais c'est très stimulant. Il faut être ouvert et il faut s'adapter.»

La MRC de Maskinongé a reçu de bonnes nouvelles économiques au cours des derniers mois, que ce soit avec Marquis imprimeur qui investit massivement dans ses installations de Louiseville et qui a besoin de travailleurs ou Olymel et son projet de 350 emplois chez Atrahan Transformation à Yamachiche d'ici quelques années.

«Si quelqu'un veut travailler dans Maskinongé, ce n'est pas un problème. S'il est vaillant et ponctuel, il va travailler. Il sera formé, car les entrepreneurs sont prêts à investir sur quelqu'un qui veut travailler. S'il a des aptitudes de base et un savoir-être, le savoir-faire s'apprend sur place», analyse Serge Berthiaume, conseiller en développement économique à la MRC de Maskinongé.

Afin de pourvoir tous les postes disponibles, le service économique de la MRC de Maskinongé n'exclut pas l'idée de séduire des personnes immigrantes installées à Montréal pour venir s'établir au sein de la MRC de Maskinongé. Le service économique sera à Montréal jeudi et vendredi pour accompagner le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) à la Foire nationale de l'emploi.

Combiné à un coût de la vie moindre, l'accès à un emploi peut être un élément attractif pour une personne immigrante. Convaincre une personne immigrante de s'installer en région, alors qu'elle vit au sein de sa communauté à Montréal, représente tout un défi, reconnaît M. Berthiaume.

Le tissu manufacturier encore solide

Malgré la présence d'équipements automatisés de plus en plus spécialisés dans le domaine de la production manufacturière, ce secteur d'activités demande encore des bras pour fournir la chaîne de montage de nombreuses entreprises de la MRC de Maskinongé.

Ce territoire de la Mauricie est hautement reconnu pour sa large contribution à l'activité agricole de la région. En fait, la moitié des affaires agricoles se brasse dans la MRC de Maskinongé. Mais le secteur manufacturier demeure un joueur de premier plan dans l'économie locale, malgré la fermeture de nombreuses manufactures dans le domaine du vêtement, par exemple.

Selon des données fournies par Emploi-Québec, 1161 entreprises étaient en activité au sein de la MRC de Maskinongé en avril 2016. 

Ces entreprises regroupent 12 424 travailleurs. De ce nombre, 135 entreprises oeuvrent dans le secteur de la fabrication, soit 12 % de l'ensemble des entreprises. Avec 3417 emplois répertoriés, le manufacturier représente 28 % des emplois totaux de cette MRC.

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