Plus de 6 millions $ investis chez Marquis

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La ministre Dominique Anglade, Serge Loubier, président de Marquis, Marc H. Plante, député de Maskinongé, et Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, ont participé à l'annonce des investissements.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Marquis imprimeur maintient sa confiance envers le livre papier. L'entreprise vient à peine de confirmer un investissement de 6,25 millions de dollars pour l'acquisition des locaux abritant son imprimerie de Louiseville qu'elle prévoit allonger au moins 10 autres millions de dollars d'ici cinq ans.

Le but? Ajuster le niveau de performance de son usine à l'objectif de croissance de 45 % de son chiffre d'affaires afin d'atteindre les 100 millions de dollars en 2021.

Marquis imprimeur a acheté en 2012 cette imprimerie appartenant jadis à Transcontinental. L'entreprise était locataire des lieux. Mais depuis juin, Marquis est propriétaire de la bâtisse, une transaction de près de cinq millions de dollars.

À cela s'ajoute un investissement de plus d'un million de dollars en acquisition d'équipements et en modernisation des installations, pour en arriver à un investissement global de 6,25 millions.

Sur le chiffre d'affaires de 70 millions de Marquis, 50% provient du Québec, 25 % des États-Unis, 20 % du Canada anglais et 5 % de l'Europe

«On achète la bâtisse parce qu'on veut s'établir et pour continuer à développer. Ce qu'on veut développer ici est une nouvelle façon d'imprimer, plus verte, avec des lampes UV au lieu de fours au gaz. On va transformer toutes nos presses vers une impression sans gaz», explique Serge Loubier, le président de Marquis imprimeur, lors d'une conférence de presse tenue mardi à Louiseville pour confirmer les investissements à cette usine qui emploie 141 personnes.

Le chiffre d'affaires global de Marquis est de 70 millions de dollars pour l'année 2016-2017, ce qui inclut les activités à Louiseville, Montmagny, Sherbrooke et Québec. De cette somme, le volume d'affaires de l'usine de Louiseville est de 40 millions. Dans cinq ans, 60 millions des 100 millions prévus proviendront des activités de l'usine louisevilloise.

«Les prévisions de 70 millions, c'est notre budget d'avril 2016 à mars 2017. Et on va les faire, les 70 millions: on est en avance sur nos prévisions après six mois.»

Le plan de croissance prévoit l'acquisition d'imprimeries. Deux à trois entreprises canadiennes sont dans la mire et la compagnie souhaite régler ce dossier en 2017. Elle va aussi pousser sur l'exportation vers l'Europe et les États-Unis.

«Le livre numérique représente 6 ou 7 % du marché du livre au Québec, 18 ou 19 % aux États-Unis, entre 10 et 12 % en Europe et ça ne montera pas en haut de 20 %. Il reste encore de la place pour le livre imprimé. Le marché du livre aux États-Unis, c'est 6,9 milliards de dollars par année. Si on va chercher 100 millions de dollars, c'est une fraction du marché. La glace est grande. On veut être le dernier des Mohicans. On pense que le livre papier a un avenir et qu'il passe par Marquis au Canada.»

C'est justement l'aspect de l'exportation qui a amené le gouvernement du Québec à appuyer financièrement l'imprimeur. La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a confirmé mardi matin la remise de prêts totalisant 2,17 millions de dollars à Marquis imprimeur dans son investissement de 6,25 millions de dollars.

«L'investissement dans le secteur manufacturier est extrêmement important pour qu'à terme, il puisse pénétrer de nouveaux marchés, faire croître l'entreprise et créer des emplois. L'entreprise exporte beaucoup. Pour qu'il y ait une croissance économique, il faut qu'il y ait davantage d'exportation. Investir dans la machinerie fait en sorte qu'on pénètre de nouveaux marchés et c'est la prospérité du Québec qui en bénéficie», commente la ministre Anglade.

Sur le chiffre d'affaires de 70 millions, 50 % provient du marché québécois, 25 % des États-Unis, 20 % du Canada anglais et 5  % de l'Europe. Lorsque Marquis imprimeur a acheté l'usine en 2012, l'Europe n'apparaissait pas dans la colonne des marchés de Marquis, alors que celui des États-Unis représentait moins de 1 % .

Marquis va continuer d'imprimer principalement des romans et des livres scolaires pour le marché américain. L'entreprise continue d'oeuvrer également dans l'impression de brochures corporatives pour certaines entreprises manufacturières, un volet intéressant des affaires. La compagnie entend récupérer des activités confiées en sous-traitance.

«Notre capacité de production standard est d'environ 15 000 livres à l'heure. Avec l'achat des équipements d'ici cinq ans. on va augmenter notre capacité de production et on fera des tâches qu'on ne fait pas actuellement, comme la reliure spirale, la reliure rigide, le brochage», énumère le président de la compagnie.

Le niveau actuel d'activités fait en sorte que l'entreprise occupe la totalité des 150 000 pieds carrés de l'usine. Certaines machineries ont été ajoutées aux équipements. L'entreprise utilise un espace comme lieu d'entreposage pour regrouper des titres qui prennent la direction des États-Unis, question d'économiser sur les coûts de transport.

Avec les prévisions présentées par la direction, il est fort probable que Marquis agrandisse ses installations d'ici quelques années.

«Si on regarde où on veut aller dans 10 ans, on n'a pas le choix d'investir», croit Serge Loubier.

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