Mauricie: une population âgée et un faible revenu

Malgré la popularité des salons de l'emploi en... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Malgré la popularité des salons de l'emploi en Mauricie, le marché du travail régional n'a pas bougé en dix ans et le taux d'emploi continue d'accuser un retard par rapport au taux québécois.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Selon le bulletin régional de l'Institut de la Statistique du Québec, la population de la Mauricie est non seulement parmi les plus âgées au Québec, mais son revenu disponible par habitant (23 555 $) est l'un des plus faibles, devançant tout juste la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (23 324 $) dans le peloton de queue. Dans l'ensemble de la province, le revenu disponible atteint 26 046 $ par habitant.

Le retard de la région par rapport à la province s'explique principalement par la faiblesse du revenu primaire, soit celui que tirent les particuliers de leur contribution à l'activité économique.

On note que le taux d'emploi et le salaire hebdomadaire moyen des employés y sont plus faibles. Loin de s'estomper, l'écart entre la rémunération des salariés et celui du Québec s'est accentué entre 2010 et 2014, passant de 3902 $ à 4574 $.

Par ailleurs, la moyenne d'âge de la population mauricienne est de 45,5 ans en 2015, comparativement à 41,7 ans dans l'ensemble du Québec. Seule la région gaspésienne (47,2 ans) affiche un âge moyen plus élevé, alors qu'il est identique au Bas-Saint-Laurent. Et toutes les MRC de la région ont un âge moyen supérieur à celui du Québec, atteignant même 49,8 ans dans Mékinac, et 48,2 ans à Shawinigan.

Au plan régional, les gens de La Tuque sont les moins vieux, avec une moyenne de 42 ans. Fait à noter, la haute Mauricie se démarque par une part de jeunes de moins de 20 ans (23,2 %) qui dépasse celle de tout le Québec.

Au 1er juillet 2015, la région comptait 266 900 habitants, arrivant au 11e rang provincial pour ce qui est de la taille de sa population, derrière le Saguenay-Lac-Saint-Jean et devant le Centre-du-Québec. Depuis 2001, son poids démographique est passé de 3,5 à 3,2 pour cent. Et son taux de croissance est modeste, comparativement à celui du Québec.

Si la proportion des familles en situation de faible revenu est moins élevée en Mauricie que sur tout le territoire québécois, la région est toutefois en retard pour ce qui est du revenu familial par rapport à l'ensemble du Québec. En effet, selon les données de 2013, le revenu médian après impôt des familles comptant un couple s'établit à 60 660 $, comparativement à 67 140 $ au Québec. Mais quant au revenu médian des déclarants de 25 à 64 ans, il s'est accru de 2,5 % pour s'établir à 34 253 $ en 2014. Dans la région, c'est à La Tuque que l'on trouve, en proportion, le plus de familles à faible revenu (15,6 %).

Concernant le marché du travail régional, rien n'a bougé en dix ans, avec 116 000 emplois répertoriés l'an dernier. Et à 51,6 %, le taux d'emploi continue d'accuser un retard par rapport au taux québécois (59,9 %). Quant au PIB par habitant, il se chiffre à 31 850 $ en 2014, ce qui représente le cinquième plus faible montant parmi les régions du Québec. 

Les nouvelles se voulaient encourageantes du côté des investissements prévus par les entreprises pour 2015 alors qu'en Mauricie, elles devaient atteindre plus de 838 milliards de dollars, en hausse de 9,5 %, une valeur qui constitue le plus haut niveau depuis 2010.

Non seulement la croissance annuelle de la région est-elle supérieure à celle de l'ensemble du Québec en 2015 (2,7 %), mais la Mauricie arrive au quatrième rang parmi les 17 régions administratives en ce qui concerne la variation annuelle.

Si la valeur des permis de bâtir délivrés par les municipalités de la région atteint près de 404 millions de dollars en 2015, en baisse de 1,4 % par rapport à 2014, le secteur commercial affiche son pire résultat (43,7 millions de dollars) depuis le début de la série en 1998.

Par contre, la valeur des permis de construction émis dans le secteur institutionnel a plutôt atteint un sommet en 17 ans, frôlant les 74 millions de dollars. Et le secteur industriel n'est pas en reste, avec un bond de 36,8 %, pour ses permis de 25,6 millions de dollars.

En santé, au Centre-du-Québec et en Mauricie, le nombre de médecins s'établit à 980, en chiffres de 2014, soit un ratio de 1,9 médecin pour 1000 habitants. La région se positionne ainsi au 10e rang alors qu'au Québec, on compte 2,3 médecins pour 1000 habitants. En cinq ans, leur nombre a augmenté de 12,5 % sur les deux rives, contre 10,5 % au niveau provincial. Pour ce qui est du personnel infirmier, on note une hausse de 5,9 % durant la même période.

En éducation, le taux de diplomation aux études collégiales des 2170 étudiants nouvellement inscrits à l'ordre d'enseignement collégial à l'automne de 2009 dans l'ensemble des établissements de la Mauricie était de 63,5 %. De plus, la proportion de nouveaux titulaires féminins d'un baccalauréat en 2013 est de 66,7 %. 

Finalement, en culture, la région compte 41,6 établissements culturels par 100 000 habitants, soit un nombre supérieur à celui déterminé pour l'ensemble du Québec (31,3).

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer