Salon de l'emploi: rééditer la réussite

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Sur la photo, on aperçoit le directeur du développement des affaires au Trou du diable Isaac Tremblay, le responsable du développement économique pour la Ville de Shawinigan Luc Arvisais et le maire de Shawinigan Michel Angers.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Plus que quelques jours à patienter avant que le Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat batte son plein à Shawinigan.

Cette troisième édition, qui se tiendra le mercredi 5 octobre au centre Gervais Auto, donnera l'occasion au public de discuter avec l'un ou l'autre des 72 exposants qui seront sur place. Ce chiffre pourrait d'ailleurs prendre de l'expansion d'ici les prochains jours puisque quelques kiosques sont toujours disponibles. Les acteurs économiques régionaux offriront plus de 600 postes à combler au sein de leurs entreprises.

Répéter le succès des deux premières années est le mot d'ordre du comité d'organisation pour cette troisième présentation de l'événement.

«On n'a pas nécessairement fixé un objectif sur le plan de la participation. On serait très heureux d'avoir encore une fois un chiffre magique qui tourne autour des 2000 visiteurs. Sans dire que c'est un objectif, je pense qu'on peut s'attendre à ce qu'il y ait au moins 2000 personnes qui viennent au Salon», avance le responsable du développement économique pour la Ville de Shawinigan, Luc Arvisais.

À défaut de travailler sur l'aspect de la nouveauté, les organisateurs se sont affairés à dénicher des employeurs qui désirent gonfler leurs effectifs et à rendre l'expérience davantage intéressante en portant un oeil attentif à tout ce qui gravite autour de la logistique.

On note toutefois deux éléments qui ne faisaient pas partie de la dernière édition qui permettront aux individus présents de recevoir de l'information concernant l'employabilité. Il s'agit de trois séances d'entrevue sur scène et l'ajout de capsules vidéos durant le segment prévu pour les miniconférences.

D'une part, trois employeurs de la municipalité hôtesse, soit Konsberg, Nemaska Lithium et un autre qui sera nommé ultérieurement, exposeront leur entreprise, les besoins en main-d'oeuvre, les perspectives d'emploi dans leur domaine, etc.

D'autre part, à la suite d'une collaboration avec la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) Centre-de-la-Mauricie et le Carrefour jeunesse-emploi de Shawinigan, diverses vidéos du projet Découvre ta place seront présentées à l'auditoire.

«Les miniconférences ont lieu aux demi-heures et sont d'une durée de 15 minutes. Il y avait donc toujours un flottement de 15 minutes entre deux miniconférences, ce qui nous donnait le temps de tout préparer avant la venue d'un autre conférencier.

Dans le fond, on vient meubler les espaces durant lesquels les gens s'installent dans la salle. Ils pourront maintenant découvrir des entreprises à l'intérieur des capsules vidéos», soutient le coordonnateur aux communications du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins de Shawinigan, François Saint-Martin.

La réussite des miniconférences l'an dernier a ainsi convaincu le Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de poursuivre le concept en 2016.

«Il y a eu une belle réponse du public pour les miniconférences. On a réalisé que c'est un beau complément au fait de faire le tour des kiosques et d'aller à la recherche d'un emploi. D'une certaine façon, les gens peuvent compléter leur journée avec un peu de formation. Les gens ressortent non seulement avec des contacts, mais en étant un peu plus outillés pour se trouver un emploi», observe-t-il.

Une carte postale

La microbrasserie le Trou du diable sera le visage de cette nouvelle édition. Le succès colle à la peau de la brasserie artisanale shawiniganaise depuis 2005, ce qui en a fait un choix logique pour agir à titre d'entreprise marraine.

Pour le directeur du développement des affaires de l'entreprise, Isaac Tremblay, cette nomination est l'équivalent d'une porte d'entrée afin de poursuivre un travail de longue haleine auquel il tient particulièrement: faire connaître la région, et principalement la municipalité qu'il affectionne tant.

«Notre bière voyage beaucoup, mais nous aussi en tant que personne. Nous avons souvent l'occasion de parler de notre microbrasserie et de nos bières, mais c'est sûr qu'on parle aussi de notre région. J'explique [aux gens que nous rencontrons] à quel point la région est belle et qu'il y a une bonne qualité de vie ici», explique M. Tremblay.

«On considère chacune de nos bières comme une carte postale qui invite les gens à venir voir notre microbrasserie, mais aussi notre ville», enchaîne-t-il.

Le désir du cofondateur du Trou du diable d'y mettre du sien dans l'écosystème économique de Shawinigan remonte à plus de deux décennies d'après ses souvenirs.

«Je pense que c'est une vieille revanche du temps où j'habitais à Montréal, il y a 25 ans. Il fut une époque où tu disais que tu venais de Shawinigan et les gens commençaient à rire. Maintenant, je prends un malin plaisir à inviter les gens à venir chez nous et voir leurs réactions. Le commentaire qui revient est souvent le même: «c'est dont bien beau Shawinigan». Notre qualité de vie est dure à égaler» affirme celui qui désire devenir un vecteur de changement.

Le principal concerné a observé une profonde mutation lors des dernières années. «Depuis le début, nous nous faisons l'ambassadeur de cette qualité de vie. Je crois que le dynamisme économique que l'on voit présentement [à Shawinigan] est le résultat d'un paquet de gens, comme nous, qui croient en la région et qui continuent d'y investir. Présentement, ça paye. Il y a des entreprises qui fleurissent et des emplois qui s'ouvrent», remarque M. Tremblay.

Cette métamorphose a été rendue possible grâce à une multitude de gestes, dont l'inauguration du Trou du diable, notamment, qui emploie une centaine de travailleurs de la région.

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