Manque de relève à l'Association des gens d'affaires de Grand-Mère

Tenue à bout de bras par quelques bénévoles, l'Association des gens d'affaires... (Sylvain Mayer)

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Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Tenue à bout de bras par quelques bénévoles, l'Association des gens d'affaires de Grand-Mère se penchera sur son avenir au cours des prochaines semaines. L'été dernier, elle n'est pas parvenue à embaucher une personne pour assurer l'entretien ménager du secteur commercial, incitant ainsi la Ville de Shawinigan à résilier son entente avec cette organisation.

Le récit rappelle un peu celui de l'ancienne Association des gens d'affaires du secteur Shawinigan-Sud, qui s'est dissoute au début de l'année. Le Groupe scout de Shawinigan-Sud (district Mauricie) a récupéré la Foire en ville, mais pour le reste, les commerçants ont décidé qu'ils pouvaient se passer de ce regroupement.

On n'est pas rendu là du côté de l'AGAGM, mais il existe actuellement une période de flottement qui alimente la rumeur. La présidente, Lucie Bourbeau, suit actuellement une formation aux Hautes études commerciales à Montréal, la rendant moins disponible. Pour le moment, l'association repose pratiquement sur ses épaules et celles de Ginette Tellier, fleuriste propriétaire d'«À la Claire Fontaine».

Le 4 juillet dernier, le comité exécutif de la Ville de Shawinigan adoptait une résolution qui donnait un indice des difficultés de l'AGAGM. Compte tenu qu'aucun contrat d'entretien n'avait été réalisé dans le secteur commercial depuis le début de l'été, les élus décidaient «de mettre fin à l'entente intervenue entre la Ville de Shawinigan et l'Association des gens d'affaires de Grand-Mère ainsi que les chèques déjà émis pour l'année 2016.»

Le conseil municipal avait déjà pris la décision, en 2015, de ne plus verser de contribution annuelle de 15 000 $ aux associations de gens d'affaires des secteurs Shawinigan-Sud, Shawinigan et Grand-Mère.

«Nous faisions l'entretien, mais que voulez-vous, on n'a trouvé personne cette année», commente Mme Bourbeau. «Il y a des années plus faciles que d'autres. Ce n'est pas évident; on ne peut pas envoyer n'importe qui faire ça. Il faut que la personne connaisse un peu les plantes!»

M. Bourbeau se réjouit de l'amélioration du coup d'oeil sur l'avenue de Grand-Mère, avec l'ajout de fleurs qu'il faudra nécessairement entretenir. 

«Notre association existe encore, mais on va se rassembler bientôt», prévoit la présidente.

Mme Tellier, vice-présidente et trésorière de l'association, assure que l'une des principales activités, le Village de Grand-Mère Noël, doit revenir en décembre. «À moins qu'il arrive quelque chose», glisse-t-elle.

«Nous allons nous rencontrer à l'automne pour voir si de nouvelles personnes veulent embarquer», précise Mme Tellier. «C'est sûr que nous sommes un peu essoufflées. Lucie et moi, on s'en occupe beaucoup. Présentement, l'association est toujours sur pied. On sait qu'il n'y a pas énormément de relève à Grand-Mère, mais ce n'est pas notre intention de terminer ça. C'est une question de trouver des personnes pour s'impliquer. Nous allons lancer un appel à l'automne.»

Lucie DeBons, conseillère du district Du Rocher, a présidé cette association entre sa défaite électorale de 2005 et son retour autour de la table en 2009. Elle reconnaît que la mobilisation de la communauté d'affaires locale demeure un défi.

«Les gens disaient qu'ils avaient assez de passer 50 ou 60 heures par semaine dans leurs commerces sans se mettre, en plus, à organiser des activités», se souvient-elle.

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