CAMP BN: Shawinigan répond à l'appel

L'ex-premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson, le... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'ex-premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson, le producteur du CAMP BN Philippe R. Bertrand et le vice-président associé Services aux entreprises Centre-du-Québec et Mauricie Martin Tourigny.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les entrepreneurs de la région et les environs ont pris d'assaut l'Espace Shawinigan, jeudi, pour le lancement du CAMP BN. Le premier de huit rendez-vous d'affaires organisés par la Banque Nationale a permis aux personnes présentes de goûter à des technologies avant-gardistes et novatrices sous le thème de la révolution numérique.

Dans l'esprit de Philippe R. Bertrand, l'instigateur du projet, il ne faisait aucun doute que Shawinigan devait être la porte d'entrée du CAMP BN, qui fera également escale dans sept autres villes, dont quatre se retrouvent au Québec, au cours de sa tournée pancanadienne.

«C'était important pour la Banque Nationale de commencer à Shawinigan. Premièrement, parce que c'est une région qui exporte énormément et qui a gagné des prix en exportation au niveau du Canada. Deuxièmement, parce que le site sur lequel nous sommes situés, Espace Shawinigan, est féerique. C'est parfait comme style d'endroit pour mener un camp technologique», confie celui qui est lui-même un entrepreneur.

Ce n'est plus un secret, Shawinigan se démarque dans tout ce qui touche de près ou de loin à l'entrepreneuriat. Des formations, telle que celle offerte par le Centre d'apprentissage et de formation en entrepreneuriat féminin (CAFE féminin), qui s'est amorcée mardi dernier, est un exemple parmi tant d'autres.

«On a senti un engouement pour l'événement et nous en sommes très fiers. La réponse des entrepreneurs locaux est positive. Il y a même des gens qui sont venus de Granby pour participer à celui de Shawinigan, pour être au premier CAMP BN. C'est un besoin qui était exprimé par les gens de la région», enchaîne M. Bertrand.

Une expérience immersive est proposée aux adeptes du milieu des affaires. Cinq ateliers, divisés sous les appellations communicateur aguerri, total technologue, fin stratège, décideur numérique et cyber-explorateur, ont donné l'occasion au public d'expérimenter des sphères qui sont au coeur de la révolution numérique. Des lunettes de réalité virtuelle et des techniques mises en place afin d'optimiser la collecte de données accessibles sur le Web, pour ne nommer que celles-ci, ont fait partie du lot d'activités ayant été présentées.

«Certains ateliers ont été bâtis de plusieurs technologies, donc c'est une première mondiale. Par exemple, dans l'atelier communicateur aguerri, on a relié les gens avec des capteurs biométriques pour mesurer le niveau de stress et des battements cardiaques durant une négociation. On leur démontre qu'il est mieux d'influencer que de convaincre pendant un processus de négociation», avance M. Bertrand.

«[Le panel qui veille aux ateliers] est composé de facilitateurs qui sont aussi des entrepreneurs. Ils ne sont pas des vendeurs, mais bien des experts dans leur domaine. Ces gens ont une expertise très poussée, tant au niveau technologique que matériel», ajoute le producteur de l'événement.

Pierre Marc Johnson au micro

Outre les divers ateliers servant à stimuler la créativité, à se réinventer et à consolider son réseau de contacts, les quelque 80 individus qui ont la bosse des affaires ont eu la chance d'écouter un conférencier invité de renom, soit l'ex-premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson. Celui qui a gouverné la Belle Province durant un peu plus de deux mois en 1985 a abordé le thème de la mondialisation lors de son allocution.

Sans avoir traité directement d'un angle local, propre à la Mauricie, M. Johnson a établi un lien entre quelques-uns de ses passages et la situation que vivent des entrepreneurs de la région.

«Dans la mesure où il y a beaucoup de moyennes entreprises ici, j'ai choisi de cibler là-dessus au niveau du marché européen», affirme-t-il.

Questionné au sujet de la révolution numérique, le point de mire de la rencontre de jeudi, l'avocat de profession est catégorique: «c'est énorme», lance-t-il d'emblée.

«Ça atteint tout. Par exemple, un président d'entreprise ne prendra pas une décision de financement sur un instinct et une vision. Il se fiera sur des bases de données qui sont accumulées par l'introduction du numérique dans la plupart des entreprises. Il y a aussi la robotique et le nouveau marketing [qui font partie de cette mutation]», ajoute M. Johnson.

Au terme de sa conférence, l'ancien chef du Parti québécois qui a succédé à René Lévesque a pris part aux différents ateliers. Le CAMP BN prendra le chemin du Nouveau-Brunswick pour son deuxième arrêt, prévu le 28 septembre prochain, à Moncton.

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