Un pas de plus vers Les résidences des Bâtisseurs

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On voit sur cette illustration un aperçu de la résidence. Il s'agit d'une perspective au coin des rues Réal et Paquin.

Courtoisie

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(La Tuque) Le projet «Les résidences des Bâtisseurs», une imposante résidence pour personnes âgées, ira de l'avant et remplacera l'église Marie-Médiatrice au coin des rues Paquin et Réal à La Tuque. En assemblée extraordinaire du conseil municipal, mardi, les élus ont confirmé que l'église serait achetée, décontaminée et démolie par la Ville avant d'être revendue au promoteur au plus tard en mai 2017.

«On voulait s'assurer que tout était en ordre. [...] C'est une grosse transaction et il y a beaucoup d'émotions là-dedans. On va démolir une église qui est là depuis 1956. On va replacer les gens et il va y avoir le projet des bâtisseurs, un beau projet», a commenté le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

L'objectif de cette transaction est de permettre la réalisation du projet de résidence des bâtisseurs à cet emplacement, soit la construction d'une résidence pour personnes retraitées d'au moins 100 unités. 

La Ville a affirmé que l'entreprise avait confirmé la réalisation du projet et qu'elle avait soumis une offre d'achat en vue de réaliser leur projet.

Rappelons que la Ville de La Tuque a adopté une résolution autorisant la signature d'une offre d'achat de 290 000 $ pour l'église Marie-Médiatrice. L'offre d'achat était toutefois conditionnelle à la réalisation du projet «Les résidences des Bâtisseurs».

C'est la Ville qui prendra en charge la démolition et la décontamination de l'église. Le coût des travaux a été estimé à environ 429 000 $. 

«Le 17 octobre officiellement, l'église va être en démolition. [...] L'engagement avec les bâtisseurs, c'est qu'on va livrer, pour le 31 mai 2017, un terrain libre de toute fondation, prêt à construire», a expliqué le directeur général, Marco Lethiecq.

Le promoteur du projet, Pierre Michaud, s'était déplacé à La Tuque en décembre dernier pour présenter le projet aux citoyens et répondre aux questions. Il avait alors mentionné qu'à la fin des deux phases de construction, le projet devrait avoir près de 200 appartements, une pharmacie et un salon de coiffure. 

L'investissement pourrait totaliser plus de 20 millions de dollars et créer une cinquantaine d'emplois. 

Le promoteur avait aussi affirmé qu'une étude de marché réalisée par l'entreprise privée aurait démontré que les besoins sont existants en Haute-Mauricie.

La première phase du projet prévoyait d'ailleurs aux alentours de 140 unités. On parle d'unités de type studio, des 3 et demi et des 4 et demi, mais il y aura également 25 unités de soins incluses.

M. Michaud n'a pas voulu émettre de commentaires mardi.

Thérèse Desrosiers-Dubé et Marius Dubé coordonnent la vente... (Audrey Tremblay) - image 2.0

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Thérèse Desrosiers-Dubé et Marius Dubé coordonnent la vente des objets de l'église Marie-Médiatrice.

Audrey Tremblay

On s'arrache les morceaux de Marie-Médiatrice

Une dizaine de bénévoles travaillent d'arrache-pied depuis un bon moment afin de vendre le plus d'objets possible avant la démolition de l'église. Les bancs ont presque tous trouvé preneur avant même qu'ils soient annoncés. Il en reste moins d'une dizaine.

«On vend tout ce qui se récupère. Des bancs, des tablettes, des rideaux, toilettes, portes... [...] Il y a encore beaucoup de choses qui peuvent servir», explique Thérèse Desrosiers-Dubé du comité qui s'occupe de la vente des objets.

«On vend aussi à des prix raisonnables pour que ça puisse rester dans la communauté», avoue Marius Dubé, aussi membre du comité.

Toutes les raisons sont bonnes pour aller chercher une partie de l'église, un souvenir, du bois travaillé ou récupérer des matériaux. Une journée portes ouvertes aura lieu dans les prochaines semaines. Les objets à vendre seront rassemblés dans l'église.

Chaque jour, les commentaires sont nombreux. Les membres du comité sentent la tristesse des gens qui ramassent des objets, mais ils sentent aussi que la population accepte désormais le projet.

«Plus ça va, plus ils acceptent. C'est une étape à franchir», mentionne M. Dubé.

«C'est triste et les gens se remémorent toutes sortes de souvenirs quand ils viennent», soutient Thérèse Desrosiers-Dubé.

Le comité ne sait toujours pas exactement de quelle façon sera dépensé l'argent qui a été amassé avec la vente d'objet. Par ailleurs, on aimerait qu'il reste dans la communauté.

«On aimerait souligner l'apport de la communauté Marie-Médiatrice de façon particulière. [...] Ça pourrait être quelque chose de symbolique», lance Thérèse Desrosiers-Dubé.

«Les gens ne veulent pas que l'argent soit dilapidé à gauche et à droite. Est-ce qu'il y aura un comité qui va gérer ça ? Est-ce que ça pourrait être un fond? Ce sont des hypothèses. On n'est pas rendu à cette étape-là encore», a ajouté M. Dubé.

Il y aura aussi une cérémonie de désacralisation avant que l'église ne devienne que souvenir.

«Il va falloir fixer une date. [...] Avant de le faire, il faut s'assurer que l'église change de vocation, et qu'elle ait de nouveaux propriétaires», a fait savoir le prêtre de La Tuque, Marc Lahaie.

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