L'entrepreneuriat au féminin

Dans l'ordre habituel, Ginette Dubuc, Denis Morin et... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, Ginette Dubuc, Denis Morin et Lise Dubuc lors du lancement du CAFE féminin.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Félix St-Aubin-Bourdon
Le Nouvelliste

Une première cohorte profitera dès mardi des conseils du Centre d'apprentissage et de formation en entrepreneuriat féminin (CAFE féminin), un organisme d'économie sociale qui vise à aider des femmes âgées de 35 ans ou plus et qui sont sans emploi à réintégrer le marché du travail par le démarrage d'une entreprise coopérative.

Le rideau s'est levé lundi, à 24 heures de l'amorce de la formation qui s'étendra sur 30 semaines, avec le dévoilement des activités liées à cette première édition du CAFE féminin. Ce sont une dizaine de femmes qui renoueront avec les bancs d'école dans l'espoir que cette nouvelle voie leur permette de rédiger un nouveau chapitre de leur vie professionnelle.

Les fondatrices de ce projet, les soeurs Lise et Ginette Dubuc, qui occupent respectivement les postes de présidente et de vice-présidente, donneront pratiquement carte blanche aux étudiantes dans l'élaboration de leur concept d'entreprise. En fait, une seule contrainte leur sera imposée.

«Notre façon de fonctionner est que l'entreprise devra nécessairement répondre à un besoin du milieu qui va avoir été identifié. À partir de celui-ci, elles pourront déterminer leurs compétences personnelles et leurs goûts, pour ensuite se regrouper en petites entreprises de trois à cinq personnes», explique Lise Dubuc, qui compte 35 années d'expérience dans le domaine de l'éducation.

Mmes Dubuc s'assureront que les femmes inscrites à la formation spécialisée touchent à toutes les étapes entrepreneuriales, que ce soit la mise sur pied ou bien le développement.

«Nous avons une façon de procéder au niveau du démarrage qui est comme toutes les autres entreprises, mais nous, la différence, c'est l'accompagnement à tous les jours et toutes les minutes parce que les personnes qui sont venues ici ne se seraient pas lancées en entrepreneuriat toutes seules», ajoute Lise Dubuc.

Une journée typique est divisée en trois plages horaires. Les deux premières auront lieu en avant-midi et seront d'une durée d'une heure et 15 minutes. Les stratégies cognitives et les compétences personnelles seront abordées de part et d'autre. L'après-midi sera essentiellement consacré au démarrage des entreprises.

Au terme de la formation, deux choix s'offriront aux participantes, soit la poursuite des activités entrepreneuriales ou la réorientation professionnelle. Peu importe le parcours qu'elles choisiront, elles continueront d'être épaulées par le CAFE féminin.

Actuellement, 10 des 15 places disponibles ont été comblées. L'objectif pour la première année demeure d'atteindre un total de 15 étudiantes.

Une confiance absolue

Le directeur général du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins de Shawinigan, Denis Morin, voit d'un très bon oeil cette première édition du CAFE féminin. Celui-ci est persuadé que ce projet s'avérera un franc succès.

«Lorsqu'on m'a approché, j'ai eu un enthousiasme total parce que je connais bien le projet. Il a déjà été tenté avec des clientèles vulnérables de la fin du secondaire à la Commission scolaire de l'Énergie», assure M. Morin.

«L'expertise des deux dames, non seulement en entrepreneuriat, mais également dans tout le développement de l'employabilité, toutes les compétences personnelles et tout ce qui touche au développement cognitif, permettra au CAFE féminin de développer cette forme d'entrepreneuriat qu'est l'économie sociale», renchérit-il.

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