Parc industriel: Shawinigan scelle l'entente avec Bertin Jalbert

Bertin Jalbert... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Bertin Jalbert

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

La saga des expropriations dans le parc industriel à grand gabarit dans le secteur Saint-Georges à Shawinigan vient de franchir un autre pas ce mardi à l'hôtel de ville de Shawinigan.

Bertin Jalbert, ancien propriétaire d'une vaste propriété du secteur, a signé l'acte de vente après plus de trois ans de pourparlers.

Rappelons que l'expropriation des résidents du secteur avait été lancée en 2012 lorsque la multinationale Rima avait signé une lettre d'entente avec la Ville de Shawinigan prévoyant que l'entreprise s'établirait dans le secteur Saint-Georges.

Faute d'espace disponible ailleurs, la Ville avait alors annoncé aux résidents du secteur l'urgence d'acquérir leur propriété afin d'accueillir l'entreprise spécialisée dans l'alliage de silicium.

Or, le projet envisagé avec Rima ne s'est jamais concrétisé. Et pourtant, la Ville de Shawinigan, déterminée à implanter un parc industriel sur ce site, a poursuivi ses démarches en vue d'acquérir les terrains manquants.

Il faut dire que l'absence de projets à court terme sur le nouveau domaine municipal n'a pas aidé les représentants de la Ville à conclure la vente avec M. Jalbert. «Je ne comprends toujours pas pourquoi ils veulent mon terrain. Ils n'ont même pas de projet à faire dessus», affirmait Bertin Jalbert.

Bien qu'aucune entreprise ne semble vouloir s'y établir pour l'instant, le responsable des communications à la Ville de Shawinigan, François St-Onge, assure que le parc a déjà généré des retombées économiques.

«L'acquisition et l'ouverture d'un parc industriel à Saint-Georges a permis à la Ville de Shawinigan de figurer parmi la liste des sites potentiels d'Investissement Québec. On fait donc partie des options présentées par Investissement Québec lorsque l'organisme fait de la prospection auprès de grandes entreprises», explique-t-il.

Ainsi, M. Jalbert devra avoir libéré les lieux le 12 septembre prochain, faute de quoi, une pénalité de 25 000 $ lui sera imposée.

«Donc là, il faut que je parte. Après huit ans je m'en vais. C'est pas facile, j'ai 71 ans et je comprends même pas encore pourquoi ils me courent après pour avoir mon terrain», concluait-il les larmes aux yeux.

La propriété de 349 000 mètres carrés a été acquise pour 450 000 $. L'évaluation municipale s'élevait à 237 800 $. M. Jalbert a refusé de dévoiler l'endroit où il ira habiter «pour ne pas se faire achaler», disait-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer