Miel d'asclépiade: une première en Amérique

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Daniel Allard, président de la coopérative Monark en compagnie de François Simard, président industries ENCORE 3, Denis Gauthier et Geneviève Gauthier

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Hérouxville) Le premier miel entièrement de fleurs d'asclépiade verra le jour pour une première fois sur le continent.

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La production de miel est une affaire de famille à la ferme apicole Mékinac. 

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

La coopérative Monark, secteur Mauricie, a annoncé mardi l'alliance entre les apiculteurs et les producteurs qui alimentent le marché de la soie d'Amérique.

L'asclépiade pousse généralement un peu partout dans la nature, ce qui fait en sorte qu'on ne peut pas l'exploiter à 100 pour cent et obtenir un nectar qui provient purement de cette fleur.

Des agriculteurs de 80 fermes de la province ont mis en culture cette plante récemment, ce qui rend maintenant la chose possible. La première centaine d'hectares de soyer du Québec, prête pour la première récolte au mois de septembre, a permis aux abeilles de la ferme apicole Mékinac de demeurer bien occupées durant les mois de juillet et août.

«La densité de fleurs dans les champs de soyer est impressionnante, on ne voit pas ça ailleurs au Québec. Mes abeilles peuvent produire un miel très particulier dans des conditions idéales. Nous nous dirigeons dans la production de miel de spécialité», précise Denis Gauthier, propriétaire de la ferme apicole Mékinac.

La collaboration entre l'entreprise familiale et la coopérative Monark s'avère une alliance plus que bénéfique pour tous. Les abeilles de la ferme apicole optimisent la pollinisation des fleurs de soyer avec les autres insectes indigènes, principalement le papillon monarque, ce qui procurera aux producteurs un miel riche en sucre et libre d'insecticide.

«Les abeilles sont assurément un atout important pour les soyerculteurs. Comme le rendement mellifère comparativement aux autres cultures est attrayant et que le soyer se produit avec le souci de protection des insectes qui l'accompagne, le mariage ne peut pas faire autrement que se couronner», affirme Daniel Allard, président de la coopérative Monark.

Un processus rigoureux

Denis Gauthier, sa femme et ses deux enfants travailleront près de 90 heures par semaine pour récolter ce nouveau produit en quantité considérable. Le processus de production est d'ailleurs assez rigoureux.

Après l'étape de pollinisation, les cadres, dans lesquels se retrouve le nectar, sont placés dans une salle de maturation afin d'obtenir une bonne densité en humidité. Les boîtes sont par la suite déposées sur la machine d'extraction, où elles passent devant des couteaux chauffés pour enlever l'opercule. Les cadres tombent par la suite dans le centrifuge jusqu'à ce qu'il soit rempli à pleine capacité et une pompe s'occupe ensuite d'envoyer le miel dans un réservoir situé dans une pièce chauffée.

À ce moment, le miel est décanté afin d'enlever les petites particules de cire et est finalement filtré à l'aide d'un filet.

«Ce procédé n'est pas si différent que pour le miel conventionnel mais en raison des fleurs d'asclépiade, le miel sera beaucoup plus pâle, goûteux et meilleur pour les consommateurs», soutient Denis Gauthier.

La coopérative Monark prévoit dès l'année prochaine doubler son nombre de fermes qui cultiveront la fleur d'asclépiade, ce qui veut dire que la ferme apicole Mékinac devrait doubler sa production de miel l'année prochaine. En 2016, les 1000 ruches de Denis Gauthier et sa famille devraient rapporter environ 35 000 livres de miel.

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