Briseurs de grève au Comfort Inn

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Deux semaines après son déclenchement, le conflit de travail à l'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières prend des allures d'affrontement.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Deux semaines après son déclenchement, le conflit de travail à l'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières prend des allures d'affrontement alors que le syndicat dénonce le recours à des briseurs de grève. Une situation que la direction refuse de commenter.

Mandaté pour faire enquête, l'inspecteur du ministère du Travail a remis son rapport, lundi, et pas moins de huit briseurs de grève ont été signalés. Le syndicat a donc l'intention de poursuivre les procédures afin que le Tribunal administratif du travail se prononce officiellement dans un jugement.

«Mais au-delà de ces procédures, ce que nous questionnons, c'est la chaîne Comfort Inn qui laisse faire ce conflit alors qu'un des hôtels qui porte sa bannière a recours à des briseurs de grève contrairement à la loi», a commenté Sylvain Martin, directeur adjoint du syndicat Unifor.

Le syndicat prépare actuellement deux recours, un premier pour faire reconnaître les briseurs de grève par le Tribunal et un second pour négociation de mauvaise foi.

Selon les instances syndicales, l'employeur refuse de négocier les termes de la convention collective depuis qu'une des copropriétaires de l'hôtel s'est dite offensée par le contenu des pancartes utilisées par les salariées en grève et qui arboraient une caricature de la nouvelle propriétaire.

Pour le syndicat, un tel prétexte relevant des «susceptibilités de la copropriétaire» de l'hôtel ne peut évidemment pas être utilisé pour contrevenir à l'obligation faite à l'employeur de négocier de bonne foi et Unifor entend bien obtenir une décision du Tribunal en ce sens. «Il y a une différence entre diffamer une personne et la caricaturer. Nous pensons qu'il s'agit de liberté d'expression», a expliqué M. Martin.

Le syndicat déplore aussi le fait que l'employeur ait coupé l'assurance collective, dont la protection pour les médicaments, et ce, contrairement à la Loi sur l'assurance médicaments qui édicte l'obligation de maintenir les assurances pendant une période de 30 jours en cas de conflit. Le syndicat étudie présentement les possibles recours à cet égard.

«Depuis le début, cette négociation est difficile, et ce, malgré des efforts marqués des syndiqués afin d'élaguer plusieurs de leurs demandes dans l'espoir de parvenir à une entente», affirme-t-on. Les points en litige sont nombreux: statut des membres, régime de retraite, augmentation salariale, protection du travail du personnel syndiqué versus le personnel cadre, assurances collectives, etc.

Les deux conventions collectives sont échues depuis le 1er novembre 2015. Près de vingt membres d'Unifor des services de l'entretien et de la réception de l'hôtel sont impliqués dans ce conflit qui fut déclenché le 31 juillet dernier.

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