L'inflation annuelle est restée stable à 1,5 % en juin

L'inflation annuelle au Canada est restée stable le mois dernier, à 1,5 pour... (Le Soleil)

Agrandir

Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

L'inflation annuelle au Canada est restée stable le mois dernier, à 1,5 pour cent, grâce à un ralentissement de la hausse des prix des aliments achetés en magasins, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Et pour un deuxième mois de suite, l'inflation annuelle de base - qui exclut certains produits dont les prix sont plus volatils, comme l'essence - est aussi restée stable à 2,1 pour cent.

Cependant, certains détails enfouis plus profondément dans le rapport de l'agence fédérale ont retenu l'attention de plusieurs analystes.

Par exemple, Statistique Canada a noté que la baisse des prix de l'essence avait aidé à contrebalancer la hausse des coûts des véhicules automobiles, de l'électricité et des voyages par avion.

Les prix liés aux logements et aux ménages, comme ceux des meubles et des appareils électroménagers, ont enregistré les plus fortes hausses des grandes catégories de l'indice des prix à la consommation.

Mais c'est le ralentissement des hausses de prix des aliments vendus en épicerie, attendu depuis longtemps, qui a vraisemblablement apporté le plus grand soulagement aux consommateurs.

Frances Donald, économiste principale chez Gestion d'actifs Manuvie, a noté que sauf pour les mois de mai et de juin, l'inflation annuelle pour les aliments avait été de plus de trois pour cent pendant 18 mois. La croissance des prix des aliments, a-t-elle poursuivi, était essentiellement une conséquence de l'affaiblissement du taux de change et d'autres facteurs internationaux.

En juin, l'inflation pour les aliments a été plus faible, à 1,3 pour cent. «Cela a été un important vent contraire pour les consommateurs canadiens pendant un an et demi, et maintenant, (il) se dissipe», a expliqué Mme Donald lors d'un entretien. «C'est particulièrement important pour les consommateurs canadiens à faibles revenus, qui consacrent une grande partie de leurs revenus à l'alimentation.»

Cependant, elle a noté que les augmentations de prix des aliments accumulées au cours des mois précédents ne s'étaient pas amoindries.

Malgré tout, les données dévoilées vendredi ont fait état de plusieurs importantes hausses de prix pour plusieurs produits alimentaires. Les consommateurs ont payé 19,7 pour cent de plus, le mois dernier, pour les pommes, 7,4 pour cent de plus pour les poissons frais ou surgelés, et 5,5 pour cent de plus pour la laitue.

En comparaison, les prix de la crème glacée ont diminué de 4,8 pour cent, ceux des fromages ont cédé 4,5 pour cent et ceux de la viande fraîche ou surgelée ont reculé de 3,3 pour cent.

La pression à la baisse sur l'inflation d'ensemble, a précisé Statistique Canada, a été attribuable aux plus faibles prix du mazout, du gaz naturel et de l'essence par rapport à l'an dernier.

En excluant l'essence, l'inflation d'ensemble se serait établie à 1,9 pour cent en juin, a indiqué l'agence fédérale.

«Si on regarde les chiffres des manchettes, l'inflation est à 1,5 pour cent. C'est raisonnablement faible, limité par les plus faibles prix de l'essence», a noté Leslie Preston, économiste principale pour le service d'études économiques de la Banque TD.

«Mais si on creuse un peu, on y trouve des tendances intéressantes.»

Selon Mme Preston, la vigueur soutenue des prix liés au logement a été une source clé d'inflation dans la dernière année.

La lecture de l'inflation d'ensemble pour le mois de juin était près de la prévision moyenne des économistes, qui visaient une inflation de 1,4 pour cent, selon Thomson Reuters.

Du côté des provinces, la plus forte inflation a été observée à Terre-Neuve-et-Labrador, où elle s'est établie à 2,4 pour cent. Elle était de 1,5 pour cent le mois précédent. Cet écart était essentiellement attribuable à une hausse des prix de l'essence à la pompe, a expliqué Statistique Canada.

Au Québec, les prix à la consommation ont affiché une croissance annuelle de 0,6 pour cent en juin, ce qui constituait leur plus faible progression d'une année à l'autre depuis février 2014.

Par ailleurs, Statistique Canada a dévoilé vendredi ses plus récentes données sur les ventes des détaillants, qui ont progressé de 0,2 pour cent en mai, comparativement au mois précédent, pour s'établir près de 44,3 milliards $. La croissance des ventes d'avril a quant à elle été révisée à 0,8 pour cent.

Mme Donald a souligné que les ventes avaient été particulièrement solides au premier trimestre de 2016 et que le deuxième trimestre semblait plus faible en comparaison, ce qui limitera probablement la croissance économique. Mais selon elle, la tendance plus large de la consommation canadienne et des ventes au détail est une «nouvelle accélération significative», des dépenses des consommateurs en 2016 par rapport à 2015. En plus, la plupart des tendances à long terme suggèrent que la résilience des consommateurs va se poursuivre en 2017.

Un diagnostic de cancer peut avoir un impact financier important

Les taux d'emploi des hommes et des femmes ont diminué en moyenne d'environ 2,4 points de pourcentage au cours des années suivant le diagnostic de cancer de leur conjoint, révèle une étude rendue publique vendredi par Statistique Canada.

Étant donné que le taux moyen d'emploi des femmes est moins élevé que celui des hommes, cette diminution représente une baisse relative plus marquée dans leur cas, selon l'agence fédérale.

Parallèlement, les revenus annuels ont diminué d'environ 2000 $ pour les hommes et d'environ 1500 $ pour les femmes. En valeurs relatives, cela représente une baisse de 3,4 pour cent pour les hommes et une diminution de 5,9 pour cent pour les femmes.

Les résultats révèlent aussi qu'il y a eu un recul important du revenu familial, en raison de la baisse du revenu tant des personnes recevant le diagnostic de cancer que de leurs conjoints.

Dans le cas des hommes dont l'épouse a reçu un diagnostic de cancer, le revenu familial a diminué dans une proportion allant jusqu'à 4,8 pour cent par année, tandis que la baisse pouvait atteindre 8,5 pour cent dans le cas des femmes dont l'époux recevait un tel diagnostic.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer