Le Québec, l'Ontario et la C-B. ouvrent leurs frontières au vin

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Bob Weber
La Presse Canadienne
WHITEHORSE

Les Québécois pourront dorénavant se procurer en ligne du vin de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.

Grâce à un accord conclu à l'issue de la rencontre semestrielle du Conseil de la fédération à Whitehorse, vendredi, les consommateurs de ces trois provinces auront accès aux nouveaux produits par l'intermédiaire de la société détenant le monopole des boissons alcoolisées sur leur territoire.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a fait l'annonce de cette entente sur le commerce de vin, invitant toutes les provinces à s'y joindre. Il a d'ailleurs fait remarquer l'intérêt de la Nouvelle-Écosse, une autre province vinicole.

Bien que les transactions seront effectuées par l'entremise de la Société des alcools du Québec (SAQ), M. Couillard a martelé qu'il s'agissait d'un gain et que la réalisation d'achats directement auprès des producteurs aurait requis «des travaux encore plus compliqués et prolongés».

«Nous n'avons pas complètement libéré les vignes, mais elles sont un peu plus libres», a illustré la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.

Une telle entente peut sembler modeste par rapport à l'accord de libre-échange interprovincial auquel souhaitaient parvenir les premiers ministres réunis au Yukon, mais pour Philippe Couillard, ce n'est pas de la petite bière.

«C'est déjà un très grand progrès, a-t-il insisté. On a une réflexion en cours sur le modèle d'affaires de la SAQ, mais ça ne nous empêche pas d'agir dès maintenant.»

Selon un communiqué publié par le cabinet du premier ministre, les ventes de vins produits dans la province ont triplé depuis 2011. La SAQ a également récolté plus de 100 millions $ grâce aux ventes brutes en ligne au cours de l'année 2015-2016.

À l'occasion de la rencontre du Conseil de la fédération, les 13 premiers ministres des provinces et territoires se sont également entretenus sur les transferts fédéraux en soins de santé.

Bien qu'ils souhaitent tous faire passer le financement d'Ottawa de 20 à 25 pour cent en matière de santé, le consensus a volé en éclats vendredi sur la question des fonds ciblés.

Le premier ministre Couillard s'oppose avec véhémence aux paiements de transfert assortis de conditions, estimant qu'il revient aux provinces de déterminer leurs priorités dans ce domaine.

Il a rappelé que les libéraux de Justin Trudeau s'étaient engagés, durant la campagne électorale, à y consacrer une enveloppe de 3 milliards $ sur quatre ans.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, affirme plutôt que les provinces seraient ouvertes à ce qu'Ottawa cible les secteurs dans lesquels seront injectés les fonds, à condition qu'il augmente son apport financier.

«Ce que les premiers ministres disent, c'est »gérons d'abord la question du financement«, a exposé M. Wall. Ensuite, nous discuterons des priorités du gouvernement fédéral. Si ses priorités sont les soins à long terme et aux aînés, c'est la priorité de presque chaque province et territoire.»

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