Deux projets compromis à Bécancour

Le Parc industriel et portuaire de Bécancour.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Bécancour) Mardi soir avait lieu à l'église multifonctionnelle de Bécancour la deuxième partie de l'audience publique du BAPE sur le projet d'usine de stockage de gaz naturel liquéfié et de régazéification de la compagnie Gaz Métro. Toutefois, à la suite de la révocation d'une décision de la Régie de l'énergie, les commissaires du BAPE s'interrogent sur la nécessité de poursuivre leurs travaux.

Le projet de Gaz Métro implique à l'origine plusieurs partenaires. Il était prévu que l'usine de gaz naturel assure l'alimentation de la centrale de cogénération de Bécancour, exploitée par la compagnie TransCanada Énergie (TCE). Aussi, une entente de gré à gré avait été conclue entre TCE et Hydro-Québec, afin que la compagnie d'État puisse utiliser l'électricité produite par la centrale en période de pointe hivernale.

En octobre dernier, la Régie de l'énergie avait donné son accord à cette entente. Or, la Régie a fait volte-face le 5 juillet dernier en décrétant que l'entente était invalide. L'organisme estime qu'Hydro-Québec aurait plutôt dû passer par le processus d'appel d'offre pour trouver son fournisseur d'électricité.

Étant donné l'importance du projet, les représentants de Gaz Métro, d'Hydro-Québec et du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ont conjointement demandé au BAPE de poursuivre ses travaux. Rappelons que la décision de la Régie de l'énergie compromet non pas un, mais deux projets importants pour la Ville de Bécancour.

Si l'usine de Gaz Métro représente un nouvel investissement, la centrale de cogénération de Bécancour, elle, n'est plus en service depuis 2007. Pourtant, un contrat oblige Hydro-Québec à verser chaque année plusieurs dizaines de millions de dollars à TCE, et ce, jusqu'en 2026. Le projet de Gaz Métro était donc une façon de rentabiliser la centrale. Alors qu'Hydro-Québec analyse encore les impacts de la décision de la Régie, Gaz Métro affirme qu'il serait possible de démarrer le projet si Hydro-Québec venait à se retirer des négociations.

Du côté de la Ville de Bécancour, le maire Jean-Guy Dubois était visiblement déçu que le projet se retrouve dans une impasse.

«La Ville ne peut pas rebondir autrement qu'en souhaitant que le dossier se règle. Nous sommes devant un projet qui prend en considération les aspects économiques, environnementaux et sociaux. Économiquement parlant, le projet représente un investissement de 75 millions de dollars. Environnementalement parlant, il y a peu d'impacts négatifs. Socialement parlant, le projet suscite des réactions positives au niveau de l'acceptabilité sociale. Aussi, je pense que les 13 000 habitants de Bécancour souhaitent que le projet aille de l'avant», déclare M. Dubois.

«Nous sommes devant un projet qui prend en considération les aspects économiques, environnementaux et sociaux.

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