Quel avenir pour l'avenue de Grand-Mère?

Selon le maire de Shawinigan, Michel Angers, les... (Sylvain Mayer)

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Selon le maire de Shawinigan, Michel Angers, les travaux de réfection et d'embellissement de l'avenue de Grand-Mère devront être complétés avant de se pencher sur la possibilité d'y implanter la circulation à double sens.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Si les administrations municipales de Grand-Mère et Shawinigan avaient concentré les activités commerciales sur la 6e Avenue plutôt que l'étendre sur les rues en périphérie, le coeur des affaires du secteur afficherait sans doute une mine différente. C'est l'hypothèse soumise par le maire de Shawinigan, Michel Angers, lors de la dernière assemblée publique régulière du conseil avant le congé estival. «Au fil des années, on a étiré la partie commerciale», fait-il remarquer. «On regarde où sont installés Rona, la SAQ, IGA... Des décisions politiques ont été prises pour élargir et étirer le secteur commercial. Si on l'avait concentré, ce serait différent.»

Le maire échangeait alors avec André Grosleau, un habitué des séances qui se demandait également où la Ville allait avec la circulation à double sens sur l'artère dorénavant connue sous l'appellation d'avenue de Grand-Mère.

M. Grosleau affirmait qu'il était entré en communication avec Marie-Josée Suzor, conseillère en développement économique, volet commerce et service à la division. Elle lui aurait affirmé que pour les deux prochaines années, les commerçants pouvaient dormir sur leurs deux oreilles parce que la Ville «n'avait pas les moyens» de se lancer dans la circulation à double sens sur cette avenue.

Cette interprétation n'a visiblement pas plu au maire. «Ce ne sera pas la décision d'une commissaire industrielle, mais du conseil municipal», maugrée-t-il.

Lors du même appel, M. Grosleau a aussi appris que les commerçants et les citoyens seraient sans doute consultés sur la pertinence d'instaurer la circulation à double sens. Le cas échéant, il se demandait pourquoi la Ville accorderait un contrat de 100 000 $ à une firme d'ingénieurs avant de prendre le pouls. «J'ai l'impression qu'on marche à l'envers», résume-t-il.

Or, ce montant correspond plutôt à une évaluation incluse dans un règlement d'emprunt regroupant plusieurs projets, adopté en mars dernier. Sur une somme de 685 000 $, il est prévu un montant de 100 000 $ pour «l'aménagement (des) extrémités (de la) 6e Avenue pour double sens». Par contre, la Ville n'a encore accordé aucun contrat pour ce projet.

«On peut penser à plein de choses, mais si jamais on décide d'y aller, on va faire ça simplement», promet le maire.

M. Angers ne cache toutefois pas un préjugé favorable pour la circulation à double sens à cet endroit. L'exemple de la 5e Rue, au centre-ville, parle par lui-même. «L'ensemble des rues commerciales ont comme objectif de faire passer le plus de gens possible», rappelle le maire. «Or, à Grand-Mère, les gens peuvent débarquer de l'autoroute, emprunter la 5e Avenue jusqu'au pont sans voir les commerces.»

«Nous avons eu les mêmes discussions avec la 5e Rue», ajoute-t-il. «Nous avons fait les modifications nécessaires, nous avons pris une décision et aujourd'hui, allez demander à n'importe quel commerçant de revenir en arrière. C'est non!»

M. Angers réitère qu'au moment opportun, les commerçants et les citoyens seront rencontrés sur ce projet. Mais avant, les travaux de réfection et d'embellissement de l'avenue de Grand-Mère devront être complétés.

Gênant

Périodiquement, l'essoufflement d'une partie du secteur commercial de Grand-Mère refait surface et M. Grosleau a profité de cette tribune pour partager ses observations sur une situation qui, selon lui, se détériore. «Entre l'église Saint-Paul et le Rocher de Grand-Mère, c'est pas montrable», laisse-t-il tomber. «La 6e Avenue est en train de devenir une rue de marché aux puces. J'aime autant que les visiteurs ne passent pas par là. Je souhaiterais avoir un beau centre commercial, mais je pense que la priorité devrait être de sauver Shawinigan. Il n'y aura plus jamais de centre commercial à Grand-Mère.»

Le maire a nuancé cette lecture. «Le centre-ville de Grand-Mère a déjà été très dynamique», se remémore-t-il. «Entre la 2e et la 6e Rue, avec l'ancien hôtel De Lasalle, il y a du travail à faire. Mais entre l'église Saint-Paul et la 25e Rue, c'est intéressant.»

M. Angers a conclu ce long échange en assurant que le conseil municipal ne jetait pas l'éponge dans la revitalisation de ce secteur commercial. «Nous réparons la rue, les trottoirs. On ne baisse pas les bras, ni au centre-ville de Shawinigan, ni à Grand-Mère. On pense encore qu'il y a des gens qui ont le goût de développer.»

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