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Les Canadiens à faibles revenus prennent plus leur voiture pour aller au travail

Alors qu'Ottawa étudie des scénarios d'investissements dans les infrastructures... (Archives La Presse)

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La Presse Canadienne
Montréal

Alors qu'Ottawa étudie des scénarios d'investissements dans les infrastructures qui prévoiraient plus de péages sur les routes, une analyse interne du gouvernement fédéral conclut que ce sont les Canadiens à faibles revenus qui sont les plus dépendants à leur voiture pour se rendre au travail.

Ces notes d'informations ont été préparées en février au ministère des Finances, quelques semaines avant que le gouvernement Trudeau ne suggère d'inviter des investisseurs institutionnels, comme les régimes de retraite, à participer au financement des infrastructures.

Or, des gestionnaires de fonds de pension ont prévenu qu'ils sont bien prêts à investir pourvu que les rendements soient fiables et prévisibles, notamment par le biais de frais d'utilisation, comme des péages routiers.

Dans les notes «secrètes» du ministère des Finances, on prévient cependant qu'environ 77 pour cent des contribuables dont les revenus se situent dans le cinquième et dernier quintile utilisent leur véhicule pour aller travailler. Par ailleurs, près de 17 pour cent des contribuables de ce dernier quintile paient pour les routes, par l'entremise des impôts et des taxes, même s'ils ne les utilisent pas directement pour aller travailler.

Le document, préparé pour le sous-ministre des Finances, Paul Rochon, a été obtenu par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Le document d'information conclut qu'en général, les frais d'utilisation pour les infrastructures publiques constituent une «mesure régressive», parce que les utilisateurs paient tous le même montant, peu importe leur revenu. Et ce caractère régressif serait particulièrement marqué en régions, où il y a peu de solutions de rechange à la voiture.

Les experts proposent deux scénarios pour assurer une certaine équité: la facturation selon le revenu, pour ménager les moins bien nantis, ou la facturation aux seuls utilisateurs, afin d'épargner les contribuables qui ne prennent pas leur voiture pour aller au travail.

L'imposition de frais d'utilisation pour les infrastructures publiques est de plus en plus évoquée au Canada.

Depuis le dépôt de leur budget, en mars dernier, les libéraux se disent ouverts à la participation d'investisseurs privés pour les aider à réaliser leur promesse de dépenser 120 milliards $ d'ici 10 ans dans les infrastructures.

«Les ressources financières du gouvernement ne suffiront pas: il faut 'débloquer' les régimes de retraite», indiquait récemment le ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, en entrevue à La Presse canadienne.

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