Possible conflit chez Postes Canada: en mode plan B

La fondatrice du commerce en ligne So Ouate,... (Sylvain Mayer)

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La fondatrice du commerce en ligne So Ouate, Nadia Lafond est en mode recherche de solutions pour la livraison des colis à ses clients, en lien avec un possible conflit de travail chez Postes Canada.

Sylvain Mayer

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les commissions scolaires et certains commerces en ligne de la région font des pieds et des mains pour pallier l'éventualité d'un possible conflit de travail chez Postes Canada qui pourrait entrer en vigueur dès vendredi, selon le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), et entraîner un arrêt de service du courrier pour une durée indéterminée.

Alors que la Commission scolaire de la Riveraine, qui émet présentement ses comptes de taxes scolaires, avise ses contribuables de l'obligation de payer leur facture avant le 8 août malgré l'éventualité d'une grève chez Postes Canada, celles de l'Énergie et du Chemin-du-Roy, qui doivent envoyer les comptes de taxes dès le début août, sont en mode recherche de solutions. En effet, l'agente de gestion financière de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Annie Leblanc, souligne que, pour l'instant, aucun plan n'est mis sur la table, mais que les citoyens seront avisés des changements possibles si une grève ou un lock-out est déclenché dans les prochains jours.

La Commission scolaire de l'Énergie est, pour sa part, en recherche de solutions potentielles. Même si aucune solution finale n'a encore été élaborée, on songe, si le conflit se prolonge, à changer la date d'échéance du paiement. «C'est la première année qu'on doit réfléchir à ce problème puisqu'il y a quelques années, il y avait eu une grève rotative chez Postes Canada qui ne nous avait pas affectés, mais on souhaite que le conflit se règle prochainement pour éviter tout un casse-tête», confie la technicienne en administration à la Commission scolaire de l'Énergie, Nadia Péloquin.

Si les commissions scolaires doivent réfléchir à une telle éventualité, c'est aussi le cas pour des commerces en ligne de la Mauricie qui sont dépendants du service postal. La boutique en ligne So Ouate de Trois-Rivières tente d'apaiser les craintes de ses clients en envoyant les colis le plus tôt possible avant un potentiel déclenchement de conflit, mais sa fondatrice, Nadia Lafond, est prête à prendre les grands moyens pour pallier la situation. «Si un conflit se déclenche à court terme, ce n'est pas si grave car les clients vont comprendre et ils vont attendre, mais dans l'éventualité d'un prolongement indéterminé, mon plan B est d'ouvrir des points de vente temporaires dans différentes régions pour que mes clients puissent venir chercher leurs commandes», précise Mme Lafond.

La boutique Sling Blossom de Trois-Rivières, spécialisée dans le commerce en ligne de porte-bébés, doit aussi jongler avec l'incertitude pour satisfaire ses clients. «Quand j'ai entendu parler du possible conflit de travail, je me suis tournée rapidement vers des transporteurs indépendants comme FedEx et Dicom et je vais assumer les frais reliés», avoue la propriétaire, Jinny Pageau. Une crainte soulevée par Mme Pageau est la peur que les clients se tournent vers d'autres commerces à cause du conflit, mais la solution trouvée devrait empêcher ce phénomène, assure-t-elle.

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