Entente entre Rémabec et Wemotaci

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Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec et François Néashit, chef de la communauté atikamekw de Wemotaci ont signé une entente de collaboration.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) C'était un grand jour, lundi, pour la communauté atikamekw de Wemotaci et le Groupe Rémabec.

Ils étaient réunis pour officialiser l'entente qui établira les nouvelles bases de leur collaboration, une première dans le genre.

D'ailleurs, on espère de part et d'autre que cette entente servira de modèle en matière de relation entre communautés autochtones et entreprises forestières.

«C'est une annonce symbolique et positive», a lancé d'entrée de jeu Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec.

Il s'agit ni plus ni moins de mettre en place un projet pour la formation des Atikamekws de Wemotaci, principalement pour certains métiers spécialisés en usine et en camionnage.

L'entente a également pour objet de prévoir la création d'emplois en vue de permettre au conseil de Wemotaci d'atteindre ses objectifs d'amélioration du bien-être économique et social de la communauté.

«Le conseil des Atikamekws de Wemotaci a à coeur la création d'emplois et l'avenir de la communauté qui doit notamment passer par un développement socioéconomique soutenu et responsable. Ce partenariat avec le Groupe Rémabec permettra de former nos gens directement chez nous et de pouvoir accéder à des emplois bien rémunérés à proximité de la communauté», a affirmé François Néashit, chef de la communauté atikamekw de Wemotaci.

«Il est primordial pour nous de pouvoir bénéficier des retombées engendrées par les opérations industrielles qui se font sur notre territoire. Cette entente est un bon pas en ce sens», a-t-il ajouté.

Cette entente vient confirmer la volonté des deux parties d'établir un nouveau modèle de collaboration gagnant-gagnant basé sur les réalités, les besoins et les obligations de chacun. Des discussions ont eu lieu pendant près d'un an avant la signature du document. Les signataires avaient même tâté le terrain en organisant des rencontres et un salon de l'emploi pour s'assurer que ce soit une réussite.

«Il est pour nous primordial de maintenir des relations harmonieuses avec les différentes communautés présentes sur les territoires où nous avons des activités. Nous respectons les droits des communautés et nous avons la volonté de les aider à surmonter les défis qu'ils ont devant eux», a mentionné Réjean Paré.

Ce dernier ne cache pas qu'on espère combler les postes disponibles à l'usine de Parent.

«C'est le but visé et on est pas mal certain que ça va marcher. On a déjà des gens de la communauté qui travaillent chez nous», a lancé M. Paré.

On espère que l'entente servira d'exemple à d'autres. Il ne serait pas impossible de voir le Groupe Rémabec répéter l'entente puisqu'au total ce sont sept communautés qui sont à proximité des installations.

«C'est un modèle que nous voudrons assurément répéter dans l'ensemble de nos partenariats avec les différentes communautés», a déclaré Réjean Paré.

Le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) estime qu'il s'agit d'un premier pas dans la bonne direction et d'une bonne nouvelle pour les Atikamekws de Wemotaci.

«Ça va faire travailler les gens de Wemotaci, ça va permettre de développer leurs compétences. C'est une bonne affaire. C'est une première étape pour le Groupe Rémabec pour gagner le coeur des Atikamekws [...] On sait que la main-d'oeuvre est en diminuant. Les gens ne veulent plus travailler dans le bois, mais nous on est là. Il faut seulement nous aider, nous développer et à se prendre en main par rapport à ça», a lancé le grand chef, Constant Awashish.

D'autres bonnes nouvelles

D'autres bonnes nouvelles sont attendues chez Rémabec dans les prochains jours. Lundi prochain plusieurs ministres se rendront à l'usine de Parent. Il pourrait s'agir du projet de plusieurs millions de dollars pour une usine d'huile pyrolythique fabriquée à partir des résidus forestiers de l'usine de Parent, qui avait alimenté les rumeurs dans les dernières semaines.

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