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Centre-de-la-Mauricie: quand l'offre de la SADC ne suffit plus à la demande

Simon Charlebois... (Stéphane Lessard)

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Simon Charlebois

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La dernière année de la Société d'aide au développement des collectivités Centre-de-la-Mauricie a été marquée d'un heureux problème. Pour la première fois de son histoire, l'organisation a dû utiliser une mécanique d'emprunt par les réseaux des SADC pour honorer ses financements.

Il ne s'agit pas d'un indice d'une santé chancelante de l'organisation, mais plutôt de la vigueur économique du milieu, suggère Simon Charlebois, directeur général de l'organisme. En fait, en 2015-2016, les Fonds SADC et Stratégie jeunesse ont investi 1 449 926 $ dans 37 projets, entraînant des investissements de 7,7 millions $ ainsi que la création ou le maintien de 304 emplois.

De son côté, le Fonds de développement économique LaPrade Saint-Maurice a injecté 603 100 $ dans sept projets. Ce soutien a provoqué des investissements de 4,9 millions $, de même que la création ou le maintien de 137 emplois.

En additionnant le bilan des deux organisations, des sommes totalisant de 2 053 026 $ ont été accordées à des entreprises ou des projets du milieu au cours de la dernière année. C'est la première fois que les fonds SADC, Stratégie jeunesse et LaPrade franchissent la barre des deux millions de dollars d'investissements au cours d'une année.

«C'est presque le tiers de notre portefeuille qui a été investi au cours de la dernière année dans des projets», illustre M. Charlebois. «Il faut donc amener des fonds par notre réseau de SADC pour suffire à la demande.»

En fait, Capital réseau fait en sorte que les organisations qui possèdent plus de liquidités versent certains montants dans un fonds commun pour en soutenir d'autres, sous forme d'emprunts.

Des projets d'expansion et d'acquisition ont surtout été analysés en 2015-2016 dans les trois fonds disponibles.

«Quand une personne reprend une entreprise, ce n'est pas pour la garder au même niveau», fait remarquer le directeur général. «On se rend compte qu'il y a un changement de garde dans plusieurs entreprises, qui a entraîné de la croissance.»

M. Charlebois ne nie pas que la période de flottement entre la fin des activités du Centre local de développement de Shawinigan et la mise en place de la nouvelle division de développement économique à la Ville a sans doute incité des entrepreneurs à se tourner vers la SADC.

«Il y a un an à la même période, il y a eu une zone d'instabilité pendant quelques mois», rappelle-t-il. «Dans certains cas, l'aide financière aurait pu être partagée avec le CLD, mais pour différentes raisons, notamment des échéanciers serrés, nous l'avons assumée entièrement pour nous assurer que le projet se fasse. On ne voulait pas que l'entrepreneur soit pénalisée en raison de cette situation.»

Initiatives

À la SADC, le programme Objectif croissance pour femmes entrepreneures a fait parler de lui au cours des dernières semaines avec la publication de deux études pour identifier les obstacles à la croissance. 

La popularité du nouveau Fonds de formation Rio Tinto Alcan Shawinigan a aussi attiré l'attention, avec des contributions de plus de 259 000 $ dans 39 projets à ses six premiers mois. La SADC Centre-de-la-Mauricie a également poursuivi son implication dans une multitude d'activités, plus particulièrement dans le développement de la culture entrepreneuriale.

Du côté du Fonds LaPrade, la réalisation de deux études, en partenariat avec Développement économique Canada et la Société de développement de Shawinigan, a particulièrement retenu l'attention au cours des derniers mois.

La firme Mesar a d'abord établi le potentiel industriel des bâtiments de l'ancienne usine Laurentide. Cette étude a aidé Nemaska Lithium à évaluer ses coûts d'implantation. 

«Nous avons un site industriel de grande envergure, qui compte plus de 80 bâtiments», précise M. Charlebois. «L'étude permettait de connaître ce qu'il valait la peine de garder.»

L'autre étude demeure en cours. Elle vise à analyser le potentiel d'une future marina, près du pont de Grand-Mère.

Présentée le 9 juin, l'assemblée générale annuelle de la SADC du Centre-de-la-Mauricie marquait une étape importante, puisque l'organisation changeait de président pour la première fois depuis 2006. Daniel Blanchard complétera son mandat à titre d'administrateur. Il a été remplacé par Jacques Samson, qui a ainsi quitté la présidence du Fonds LaPrade.

«Nous avons une économie en transition, mais les gens veulent se prendre en main», observe M. Blanchard. «L'accompagnement que nous apportons est important.»

Au Fonds LaPrade, la présidence du conseil d'administration sera dorénavant assumée par France Brisson.

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