CCIS: quatre grands dossiers prioritaires

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Le président de la CCIS, Mario Lamontagne, en compagnie du directeur général, Martin St-Pierre, lors du dévoilement des quatre grandes priorités de l'organisme, lundi matin à Shawinigan.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan braque ses projecteurs sur quatre enjeux prioritaires pour sa prochaine saison.

Il s'agit de la relève et du transfert d'entreprise, de la promotion de l'activité commerciale, de l'innovation manufacturière et de la main-d'oeuvre.

L'organisme avait invité divers intervenants à la place des Canotiers, lundi matin, pour dévoiler ses orientations. Parmi eux, on retrouvait des dirigeants d'entreprises qui pouvaient appuyer l'importance des enjeux identifiés. 

Il s'agit de Stéphane Gignac (relève et transfert d'entreprise, Imprimerie Gignac), Stéphane Béland (promotion de l'activité commerciale, président du Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan), Nicolas Massicotte (innovation manufacturière, TecFab International) et Chantal Trépanier (main-d'oeuvre, SIM-Cognibox).

Ces priorités ont été identifiées à la suite d'une très intense réflexion, qui a notamment germé au Forum ouvert de consultation de la communauté d'affaires, en octobre dernier.

La CCIS poursuivra son travail de réseautage entre les acteurs socio-économiques et politiques du territoire, mais ses actions seront vraiment orientées vers ces quatre axes d'intervention. Le prochain calendrier d'activités, qui sera dévoilé en septembre, devrait d'ailleurs en être teinté.

La CCIS rappelle que la majorité des entrepreneurs québécois sont âgés de plus de 55 ans. Au cours des dix prochaines années, environ la moitié des entreprises auront changé de propriétaire ou auront disparu. Enfin, 60 % des cédants ne connaîtraient même pas la valeur de leur boîte.

Mario Lamontagne, président de la CCIS et comptable de formation, fait remarquer qu'un processus de relève prend généralement de cinq à dix ans.

«On dit souvent qu'on veut attirer des entreprises de l'extérieur», relate-t-il. 

«Nous avons de belles entreprises sur notre territoire et des entrepreneurs dynamiques qui peuvent être prêts à prendre des entreprises existantes et les amener vers de nouvelles étapes. On se retrouve avec une opportunité d'entrer une nouvelle génération et il faut la saisir, parce qu'on ne veut pas que ces entreprises soient achetées par des capitaux étrangers et déménagent ou qu'elles se terminent parce qu'elles n'ont pas eu la relève nécessaire pour la continuité.»

Comme première action concrète, le 12 octobre, la CCIS et l'Université du Québec à Trois-Rivières présenteront un colloque sur la relève et le transfert d'entreprise.

En terme de main-d'oeuvre, les pénuries observées dans plusieurs domaines, dont celui des technologies de l'information, sont amplement documentées. 

Guy Dumais, directeur général du Collège Shawinigan, convient qu'il existe toujours un défi d'arrimage entre la formation offerte et les emplois disponibles. Sur ce plan, la CCIS veut autant s'attaquer à la formation qu'à la mise en valeur de la ville.

«Nous voulons utiliser l'aspect rayonnement pour favoriser l'attraction de main-d'oeuvre», explique-t-il. «Nous avons de belles entreprises et une belle qualité de vie à Shawinigan et en Mauricie. Nous voulons utiliser notre voix pour faire valoir la marque des entrepreneurs de Shawinigan.»

En ce qui concerne le manufacturier innovant, M. Lamontagne estime que l'importance du secteur mérite qu'on s'y attarde, malgré les coups durs subis au cours des dernières années.

«On pense que l'innovation technologique et la réorganisation des entreprises sont maintenant des opportunités pour se relancer dans le secteur manufacturier», émet-t-il. «Nous voulons appuyer nos entreprises et les faire connaître.»

Attraction commerciale

Au fil des années, la CCIS a lancé de nombreux appels à l'importance de l'achat local à Shawinigan. Cette fois, l'organisation se tourne vers les commerçants pour les inviter à prendre les moyens pour séduire les consommateurs, de plus en plus exigeants.

«Nous avons pris un pas de recul pour nous demander pourquoi y avait-il des fuites commerciales», raconte M. Lamontagne. «Un achat vient d'un besoin. Il faut le créer ou s'assurer qu'on soit la meilleure personne pour le combler.»

La CCIS sensibilisera donc ses membres à l'importance de tirer profit des nouvelles technologies. En septembre, l'organisme lancera un projet pour favoriser la création de sites web pour les petites entreprises qui ne sont pas présentes sur le web.

«L'autre élément, c'est de s'assurer que si une personne entre dans votre boutique, elle ait une expérience de vie», raconte M. Lamontagne.

«Il faut un service hors pair, quelque chose de particulier pour avoir envie de revenir. Les entrepreneurs de Shawinigan doivent faire partie de ma famille!»

Plutôt que parler de fuites commerciales, le président de la CCIS préfère trouver les moyens pour valoriser ces entreprises locales pour en faire des destinations.

«Nous sommes la dernière agglomération avant le parc national de la Mauricie», cite-t-il en exemple. «Je veux que les gens de Québec et de Montréal arrêtent à Shawinigan pour faire un dernier achat.»

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