Desjardins: les maires résignés

Les maires des cinq municipalités de la MRC de Maskinongé touchées par la... (Archives La Presse)

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Édouard-de-Maskinongé) Les maires des cinq municipalités de la MRC de Maskinongé touchées par la fermeture prochaine du service au comptoir de Desjardins jettent l'éponge. Ils se résignent à accepter avec regret cette décision de la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie.

«Ces gens sont un peu les membres fondateurs... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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«Ces gens sont un peu les membres fondateurs de Desjardins, ces gens ont mis leurs économies dans Desjardins et ils sont les premiers pénalisés. Il y a un manque de gratitude et de reconnaissance envers ces gens», déplore Michel C. Lemay, maire de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Au cours du printemps dernier, la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie a annoncé que le service au comptoir va prendre fin le 17 juin dans ses centres situées à Saint-Barnabé, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Justin, Sainte-Ursule et Saint-Édouard-de-Maskinongé. La baisse marquée de l'achalandage est à l'origine de cette décision. Desjardins soutient que plusieurs membres ont pris de nouvelles habitudes pour leurs transactions financières.

Les maires des cinq municipalités avaient demandé et obtenu une rencontre avec la direction de Desjardins en mai. Forts d'une résolution d'appui de la MRC de Maskinongé, les maires avaient exprimé leur volonté de maintenir un service limité au comptoir.

Cette option a été rejetée par le conseil d'administration qui a décidé, le 26 mai, de maintenir sa décision de mettre fin à ce service.

Les maires ont profité du dernier conseil de la MRC de Maskinongé pour affirmer qu'ils n'iront pas plus loin dans leurs démarches. Mais cette position n'est nullement une façon d'appuyer la fin du service au comptoir, bien au contraire.

«La position de Desjardins est sans recours. Mais on ne peut être en accord. On maintient notre position qui est de procurer à notre milieu un service de proximité qui était utile et nécessaire. Les gens sont déçus de la décision. Et on est déçus de ne pas avoir été avisés les premiers, comme il se doit», commente Michel C. Lemay, maire de Saint-Édouard, à qui Le Nouvelliste avait appris la nouvelle du maintien de la décision.

Selon M. Lemay, les maires croient toujours que Desjardins avait une chance en or de faire preuve d'innovation. «On n'est pas sur la même longueur d'onde. Ils pensent en termes de rentabilité, d'efficacité. Ils ont perdu une belle occasion de faire quelque chose de différents des autres institutions financières au niveau de la proximité. Tout est maintenant centralisé, automatisé. On s'éloigne des petits milieux et Desjardins perd son âme.

On a apporté une aide aux gens pour les services automatisés, mais je ne pense pas que ces gens vont avoir satisfaction. Ces gens sont un peu les membres fondateurs de Desjardins, ces gens ont mis leurs économies dans Desjardins et ils sont les premiers pénalisés. Il y a un manque de gratitude et de reconnaissance envers ces gens», croit M. Lemay.

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