Une transaction se profile pour le Fin quartier

Une nouvelle vie attend le Fin quartier du... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Une nouvelle vie attend le Fin quartier du secteur Shawinigan-Sud, puisque le syndic vient d'accepter une proposition d'acquisition.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il a fallu un deuxième appel d'offres, sur invitation cette fois, mais le syndic Raymond Chabot est finalement parvenu à trouver un acheteur pour le Fin quartier et les équipements des Fines charcuteries Mado, dans le secteur Shawinigan-Sud.

L'acquéreur souhaite toutefois demeurer discret pour le moment. Mark Bernier, associé chez Raymond Chabot, confirme que l'offre a été acceptée par les créanciers, principalement la Banque Nationale, au cours des derniers jours. Il s'attend à ce que le nouveau propriétaire prenne officiellement possession de ses nouveaux actifs d'ici la fin juin.

La faillite du Fin quartier et des Fines charcuteries Mado, en mars, avaient semé la consternation à Shawinigan. Ce concept d'épicerie, d'école de cuisine et de location d'espaces commerciaux liés au monde de l'alimentation avait été inauguré en grande pompe par la femme d'affaires Nathalie Milette pas plus tard qu'en septembre 2015, dans un immeuble fraîchement construit.

Par contre, le ciel s'est rapidement assombri au-dessus de la jeune entreprise. Les Fines charcuteries Mado, principal occupant du Fin quartier, ne parvenait pas à faire ses frais à sa nouvelle place d'affaires. La gérante, Nathalie Drouin, a quitté l'entreprise en octobre 2015 et deux mois plus tard, une dizaine d'employés démissionnaient.

Mme Milette s'est donc retrouvée seule à la barre. Le premier rapport du syndic identifie également comme facteur important du fil des évènements un retard de près de trois mois avant l'arrivée du Poivre Noir au Fin quartier.

La faillite est finalement survenue le 9 mars. Le syndic a procédé à un appel d'offres pour vendre les actifs. À l'ouverture d'une vingtaine de soumissions le 5 mai, aucune d'elles ne satisfaisait le principal créancier garanti, la Banque Nationale.

Le syndic a donc repris le processus, sur invitation cette fois. Six soumissionnaires ont été sollicités. Le syndic a pris connaissance des offres le 26 mai et cette fois, l'une d'elles s'est distinguée.

«Nous ne voulions pas séparer les actifs en lots», précise M. Bernier. «Pour nous, c'était important que l'acheteur se porte acquéreur de la totalité.»

Impossible, pour le moment, de connaître les intentions du nouveau propriétaire des lieux. L'immeuble commercial est avantageusement situé au carrefour du boulevard Shawinigan-Sud et de la 105e Avenue (auparavant 12e et 5e Avenues).

M. Bernier souhaite également laisser le soin à l'acheteur de confirmer le coût de cette transaction.

En mars, le syndic établissait à quatre millions de dollars la valeur estimative de réalisation totale de l'inventaire, du matériel et de l'équipement, basée sur son expérience.

Pour l'immeuble uniquement, Raymond Chabot avançait une valeur de 3,8 millions $, établie à partir d'un rapport externe daté du 1er décembre 2015. Il est toutefois assuré que l'acheteur a acquis l'ensemble de ces biens pour moins de la moitié de ce montant.

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