IFFCO: un projet toujours en vie

Claude Lafleur, chef de la direction d'IFFCO.... (Andréanne Lemire)

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Claude Lafleur, chef de la direction d'IFFCO.

Andréanne Lemire

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Jamais l'adage «pas de nouvelle, bonne nouvelle» n'aura aussi bien décrit l'état de situation dans le dossier d'IFFCO à Bécancour.

Au lendemain d'une réunion du conseil d'administration qui était prévue de longue date, a-t-on précisé du côté de la direction, l'absence d'une quelconque annonce vient confirmer le statu quo tel que confié mardi au Nouvelliste par Maurice Richard.

«Il n'y a pas d'indication de mise en doute. Il y a quelques semaines, le projet était toujours sur la table et ils se rencontrent régulièrement pour faire le point», a expliqué le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

Dans un récent article de La Presse, on apprenait que les administrateurs se réunissaient le 6 juin pour réviser l'ensemble du projet d'usine d'urée évalué à plus de deux milliards de dollars.

Après avoir été mis en veilleuse pour une seconde fois en décembre 2015, le projet avait obtenu de nouveaux fonds de ses actionnaires.

En effet, Investissement Québec et ses partenaires ont remis de l'argent dans le projet.

Le bras investisseur du gouvernement provincial a ajouté six millions de dollars à sa mise dans IFFCO Canada, portant la somme investie par Québec à 11 millions de dollars, ce qui donne au gouvernement 25 % des actions du projet.

La Coop fédérée possède également 25 % et la coopérative indienne, 50 %, car, faut-il le rappeler, IFFCO Canada est une coentreprise formée par la coopérative indienne IFFCO, La Coop fédérée et le gouvernement du Québec.

«Des dizaines de millions de dollars ont été investis, ils possèdent le terrain, les audiences du BAPE sont complétées. Ils sont prêts à commencer demain matin», souligne M. Richard, tout en rappelant la problématique du «prix du marché de l'urée». «Je continue à être très confiant», a renchéri le maire Jean-Guy Dubois.

Parmi les facteurs qui militent en faveur de la relance du dossier, on notait justement, toujours dans le même article, que le financement est en place pour la phase des études de génie de détail.

«On observe qu'IFFCO emploie toujours une demi-douzaine de personnes, sans compter les équipes d'IFFCO Inde et de La Coop fédérée. La question de l'approvisionnement en gaz naturel ne pose plus problème depuis les engagements de certains partenaires. Autre élément à considérer, les coûts de construction sont stables depuis deux ans, signale Claude Lafleur, chef de la direction d'IFFCO Canada», pouvait-on lire.

Du même souffle, le dirigeant déclarait qu'il y a des limites à reporter le projet indéfiniment. «Il y a des décisions importantes qui doivent être prises», affirmait-il.

Au terme de la rencontre de lundi, La Presse évoquait quatre scénarios possibles. Le projet pourrait être reporté jusqu'au prochain conseil, trois mois plus tard, ou plus loin encore dans le temps. L'investissement pourrait aussi être carrément abandonné pour de bon - après tout, le marché de l'urée reste déprimé.

Il est aussi possible, n'écartait pas M. Lafleur, que le projet soit relancé sous sa forme originale ou sous une forme réduite avec une capacité de production de 800 000 tonnes, au lieu des 1,3 milliard de tonnes d'urée par année.

«Avec une capacité réduite, le coût de construction sera moindre, malgré la perte d'économies d'échelle», faisait remarquer M. Lafleur. Toutefois, rapportait-on, des menaces planent toujours.

Le marché de l'urée s'est encore détérioré depuis six mois. Le consortium d'IFFCO recherche un troisième investisseur stratégique pour partager le risque du projet.

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