Olymel achète La Fernandière

Fondée en 1948, La Fernandière vient d'être vendue... (Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Fondée en 1948, La Fernandière vient d'être vendue au groupe Olymel.

Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Mauricie commence à être un terreau fertile pour Olymel. Après avoir confirmé en début d'année la fusion de ses activités avec l'entreprise ATrahan de Yamachiche, le géant de l'agroalimentaire au Québec se porte acquéreur de la compagnie trifluvienne La Fernandière, bien connue pour ses saucisses fraîches.

L'entente entre les deux partenaires prévoit le maintien de la marque de commerce La Fernandière. Celle-ci demeure une entité autonome au sein d'Olymel. Les 80 emplois sont préservés.

Le montant de la transaction est gardé confidentiel, mais on peut imaginer qu'il s'élève à plusieurs millions de dollars. Olymel devient propriétaire des actifs de La Fernandière, incluant l'usine construite en 2012 au coût de près de cinq millions de dollars.

Les équipements de dernière génération permettent de fabriquer plus de cinq millions de kilos de produits par année. Entre 1600 et 2000 saucisses sont produites chaque minute!

«On a eu des pourparlers avec Olymel vers la fin de 2015 et de fil en aiguille, Olymel est arrivée avec une offre d'achat très intéressante et des garanties: on garde la marque, la force de vente. C'est une bonne décision», déclare Yanick Gervais, un ex-actionnaire de l'entreprise maintenant vice-président et directeur général de La Fernandière.

En achetant cette compagnie, Olymel acquiert un concurrent dans le marché de la saucisse fraîche.

«Olymel est un grand producteur de saucisses et La Fernandière est très complémentaire, commente Richard Vigneault, directeur des communications corporatives d'Olymel. Ils ont une belle usine, située près des grands réseaux de transport. Pour nous, c'est une belle acquisition.»

La Fernandière était une entreprise prospère avant l'arrivée d'Olymel. Le chiffre d'affaires est en constante croissance depuis 20 ans, selon M. Gervais. Les cinq premiers mois de 2016 suivent la même tendance: La Fernandière présente un chiffre d'affaires en hausse de 12 à 15 % comparativement aux cinq premiers mois de 2015.

Malgré cette intéressante augmentation, les actionnaires de La Fernandière croyaient que leur entreprise était mûre pour une nouvelle étape afin de continuer à grandir.

«On est présent dans les marchés d'alimentation au Québec et dans les Costco au Canada, sauf au Québec. Par contre, les prochains marchés sont la restauration, le marché hors Québec. Et là, Olymel est très fort. Olymel a un réseau de distribution mondial. On pense qu'avec ces outils à notre portée, La Fernandière peut rayonner sur d'autres marchés», analyse M. Gervais, qui estime que la qualité des produits de la compagnie explique leur grande popularité.

Un autre volet de la transaction qui plaît énormément aux ex-actionnaires est l'investissement de plus de 1,5 million qu'effectuera Olymel d'ici quelques mois. Olymel va concentrer sa production de saucisses fraîches et à déjeuner à l'usine La Fernandière qui fabriquera les saucisses Lafleur et Olymel.

De nouveaux équipements seront nécessaires et l'usine de 31 000 pieds carrés sera agrandie. Quelque 30 emplois seront créés.

«L'investissement servira à avoir une troisième ligne de production. Le volume actuel est de cinq millions de kilos à La Fernandière, on va le tripler», ajoute M. Vigneault.

Cette hausse de production amènera les équipements de La Fernandière à produire entre 2000 et 2500 saucisse à la minute.

Aucun changement

Olymel possède déjà une usine de production dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine. La transaction avec La Fernandière n'entraîne aucun changement à cette usine qui embauche plus de 130 travailleurs affectés à la production de jambons et de cretons.

Toutefois, la concentration de la fabrication des saucisses fraîches et à déjeuner à la nouvelle entité trifluvienne fait en sorte que cette production disparaîtra des installations de l'usine d'Olymel située à Saint-Henri-de-Lévis, au sud de Québec.

L'entreprise a la volonté d'augmenter la production de jambons à cette usine qui continuera de fabriquer des saucisses fumées et des saucisses à hot dog.

ATrahan

D'autre part, l'intégration d'ATrahan Transformation est amorcée. Olymel a rencontré les quelque 350 employés le 2 juin lors d'un méchoui. La volonté de fusionner les activités des deux entreprises a été confirmée en février dernier. 

Pour ce qui est de l'entente de principe visant à établir un partenariat avec les aliments Lucyporc, une autre entreprise de transformation du porc de Yamachiche, Olymel est toujours en attente de la décision du Bureau de la concurrence.

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